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Tchad Key Message Update : La campagne agricole se poursuit après les séquences sèches enregistrées en juin, juillet 2021

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Key Messages

Les travaux de semis continuent de façon typique, en dépit des séquences sèches de juin en zone soudanienne. Ces perturbations ont occasionné de nouvelles semailles, en fin-juin voire début juillet, avec des variétés hâtives comme au Moyen Chari. Au Sahel, la campagne s’installe progressivement, avec des emblavures au Ouaddaï et au Sila contrairement au Wadi Fira et le Sahel Ouest où, de légers retards dans l’installation des pluies sont signalés

La situation pastorale est actuellement moyenne. Dans le sud de la zone de transhumance (Ouaddaï, Sila), le tapis herbacé se reconstitue normalement. Les mares semi-permanentes se remplissent au rythme saisonnier. Ces bonnes conditions favorisent un début d’amélioration de l’embonpoint des animaux. Par suite des contraintes sécuritaires au nord de la République Centrafricaine, un retour, de plus de 11,000 personnes dont la plupart sont des pasteurs tchadiens installés en territoire centrafricain est signalé dans les zones péri-frontalières, au sud du Tchad (Sido, Baïbokoum et Goré).

Sur la plupart des marchés céréaliers, l’offre est normale. Malgré la baisse et/ou l’épuisement saisonniers des stocks, la demande est timide à cause des revenus en dessous de la moyenne qui limitent l’accès des ménages aux marchés. En mi – juillet, les prix affichent des tendances saisonnières à la hausse à l’exception des hausses atypiques sur les prix du mil (37%) et du maïs (21%), à N’gouri, du mil à N’Djaména (13%) par suite d’une augmentation atypique de la demande des provinces voisines et des enchères sur les coûts de transport. En raison de la Tabaski, les marchés à bétail affichent une hausse remarquable, comparée à la moyenne quinquennale, des prix des ovins comme à Moussoro (48%), Oum Hadjer et Guereda (53%) conséquemment à une forte demande ponctuelle durant cette fête religieuse.

En l’absence de toute donnée sur l’assistance en cours, les déplacés et ménages hôtes du Lac font face à des déficits de consommation alimentaire à cause de l’insécurité persistante et son corollaire de mouvement de populations, de l’épuisement des stocks céréaliers et des revenus marginaux qui limitent leur accès aux marchés. Ils sont en Crise (Phase 3, IPC). Compte tenu de la précarité économique liée à la double crise, économique et du COVID-19, que traverse le Tchad et ses impacts négatifs sur les moyens d’existence des ménages très pauvres et pauvres, la plupart des zones du Sahel (BEG, Kanem, Ouaddaï, Wadi Fira) et Sahara (Borkou et Tibesti) ont une consommation alimentaire minimalement adéquate. Cependant, ils ne peuvent assumer certaines dépenses non alimentaires sans s’engager dans des stratégies (vente de fagots, de petits ruminants, intensification de la main d’œuvre, etc.). Ils sont en Stress (Phase 2 de l’IPC). Les ménages des autres localités du pays (Sud-est et Sud-Ouest) sont relativement en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC).