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Tchad Key Message Update : L’insécurité alimentaire persiste au Sahel ouest en raison de la COVID-19 et des inondations, novembre 2020

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Messages clés

  • Au Tibesti, l’accès au marché des ménages très pauvres et pauvres est limité à cause de bas niveaux de revenus face à une tendance haussière des prix des produits alimentaires du fait des flux transfrontaliers perturbés par l’insécurité. Au Lac, l’insécurité civile continue de perturber les moyens d’existence des déplacés ainsi que des ménages les accueillant.

  • La situation pastorale bénéficie de cumuls pluviométriques excédentaires favorisant une bonne disponibilité de pâturages naturels et un bon niveau de remplissage des mares semi-permanentes. L’’embonpoint des animaux est à son niveau normal. Au Sahel ouest, la transhumance est ralentie par le niveau d’humidité en zone soudanienne ; les animaux profitant des ressources pastorales dans les zones de transit (Hadjer Lamis, Chari Baguirmi, etc.)

  • L’offre céréalière sur les marchés est en dessous d’une année normale en raison des inondations et des flux céréaliers perturbés par des coûts élevés de transport. Ceci, rajouté à une hausse de la demande de la part des ménages ayant essuyé des pertes de leur récolte à cause des inondations, conduit à des prix du mil globalement au-dessus de la moyenne quinquennale, comme c’est le cas à Ati et Moussoro. L’accès aux marchés est limité pour les ménages très pauvres et pauvres. Une hausse du prix des ovins est observée dans l’est du pays grâce à une timide reprise des exportations vers le Soudan.

  • Les ménages du Tibesti sont confrontés à des difficultés pour satisfaire leurs besoins de consommation à cause de leur accès limité au marché et ils se trouvent en Crise (Phase 3 de l’IPC). Au Lac, la sécurité alimentaire des ménages est en Stress (Phase 2 de l’IPC) grâce à l’assistance humanitaire. Au BEG et au Kanem, les ménages sont en Stress (Phase 2 de l’IPC) à cause de leur accès limité aux marchés occasionné par les prix élevés sur les marchés céréaliers. La plupart des autres zones est en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC) malgré les impacts des inondations et de la COVID-19.