Tchad Bulletin Humanitaire N° 03 | mai - juin 2016

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 28 Jun 2016

FAITS SAILLANTS

  • Le Tchad s’inscrit dans la dynamique du Sommet Humanitaire Mondial.

  • Dans la région du Lac, des solutions durables sont nécessaires pour limiter l’impact de la crise sur les moyens d’existences, notamment pour 130 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire (« phase crise »).

  • En préparation aux inondations, la communauté humanitaire prend des mesures pour assurer le maintien des services de base dans les zones potentiellement inaccessibles.

Sommet Humanitaire Mondial: Quels enjeux pour le Tchad ?

Un évènement historique, des engagements forts

Les 23-24 mai derniers s’est tenu à Istanbul le premier Sommet Humanitaire Mondial, qui a réuni plus de 9 000 participants venus de 180 Etats membres, dont 63 Chefs d’Etats et de Gouvernement, des centaines de représentants du secteur privé, des milliers de personnes de la société civile et des organisations non-gouvernementales (ONG).

La voix du Tchad a notamment été portée à travers le Coordonnateur Humanitaire, ainsi que par une Délégation tchadienne conduite par le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine, et la participation de représentants de la société civile.

Ce sommet a permis des engagements forts autour des 5 responsabilités de l’Agenda pour l’Humanité: (1) Faire preuve de volonté politique pour prévenir et faire cesser les conflits; (2) Faire respecter les normes qui protègent l’humanité; (3) Déplacements forcés: Ne laisser personne de côté; (4) Améliorer les conditions de vie – fournir une aide ne suffit plus, il faut mettre fin au dénuement; (5) Financement: investir dans l’humanité.

Un agenda adapté aux défis humanitaires au Tchad

L’Agenda pour l’Humanité fait écho aux principaux défis humanitaires au Tchad. En effet, un engagement international plus fort est essentiel pour préserver cet îlot de stabilité dans une sous-région instable. Dans cet effort de maintien de la sécurité, notamment au Lac Tchad, le respect du droit humanitaire et des droits de l’Homme est une priorité.

De plus, la question du déplacement forcé est centrale au Tchad, avec plus de 500 000 réfugiés, retournés, déplacés internes sur le territoire. Le rôle du Gouvernement dans la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes doit être renforcé, en lien avec l’article 5 de Convention de Kampala qui établit la responsabilité première des Etats.

Par ailleurs, le lien entre humanitaire et développement est crucial pour sortir du piège des crises prolongées. C’est pourquoi les acteurs humanitaires au Tchad travaillent aux côtés du Gouvernement pour favoriser l’autonomisation des réfugiés, la réinsertion des retournés tchadiens de la RCA, et la mise en place de solutions pérennes dans la région du Lac pour prévenir la dépendance à l’assistance des personnes affectées (restauration des moyens d’existence, réhabilitation d’infrastructures publiques, accès aux services sociaux de base).

Enfin la question du sous-financement chronique de l’aide reste un défi majeur pour le Tchad, avec seulement 13% des fonds requis pour la réponse humanitaire en 2016 reçus à ce jour. L’aide au développement reste également largement sous-financée.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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