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Tchad : Aperçu de la situation humanitaire à l’Est (Septembre 2020)

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L’Est du Tchad fait partie de la bande sahélienne, et de ce fait, se trouve confrontée à des vulnérabilités liées à l’eau, aux urgences sanitaires et à l’alimentation, aggravées par les aléas agro-climatiques, affectant les communautés résidentes, les nomades ainsi que les réfugiés.

La situation humanitaire à l’Est reste marquée par l’afflux de nouveaux demandeurs d’asile du Soudan venus se réfugier dans la zone d’Adré (Tchad) à la suite de violences intercommunautaires survenues à Al-Geneine (Soudan) fin décembre 2019 : près de 18 500 personnes ont été enregistrées entre janvier et août 2020 par le HCR. Pour la sécurité des nouveaux réfugiés, un nouveau site a été établi par les autorités du Ouaddaï à Kouchaguine-Moura, situé à 38 km d'Abéché, et dont la délocalisation a été amorcée en février avec le transfert de 60 ménages de 300 individus.Aucune nouvelle violence intercommunautaire n'a été enregistrée en 2020.

Selon les résultats du cadre harmonisé de mars 2020, environ 300 000 personnes sont en insécurité alimentaire sévère, en phases 3 à 5, dans les provinces frontalières de l’Est. Plusieurs provinces présentent également des taux de malnutrition aigüe sévère (MAS) supérieurs au seuil d’urgence défini par l’OMS. Quant à l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la couverture moyenne de l’eau est inférieure à 50 % et seules 33 % des structures sanitaires ont un point d’eau potable et fonctionnel.

Le faible accès aux services sanitaires a conduit à l’aggravation des urgences sanitaires, telles que l’épidémie de rougeole depuis mai 2018, qui a affecté 7 107 personnes au total. Depuis août 2020, l'Est a connu la survenue et la propagation rapide de cas de chikungunya, particulièrement dans le Ouaddaï, le Wadi Fira et le Sila. Au 20 septembre, 27 540 cas ont été signalés et un décès.

Avec 49 cas confirmés (46 guéris et trois décès) la COVID-19 demeure une préoccupation, compte tenu de la faiblesse de l'infrastructure sanitaire dans les provinces de l'Est, pas adaptée à répondre à une nouvelle flambée de l’épidémie.

Depuis la deuxième décade d’août, l’Est fait face à de fortes inondations avec des conséquences dommageables sur la population, y compris la destruction de maisons, l'inaccessibilité des routes, l'augmentation des maladies d’origine hydrique, la destruction des champs et de la récolte agricole. Près de 30 000 personnes ont été sinistrées dans le Batha et le Salamat.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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