Tchad : Aperçu de la situation en sécurité alimentaire et nutrition (septembre 2018)

Infographic
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 25 Sep 2018 View Original

SECURITE ALIMENTAIRE

La situation alimentaire au Tchad se détériore, à l’image de la tendance régionale dans le Sahel. Selon les résultats du cadre harmonisé de mars 2018, 4 millions de personnes devraient être en insécurité alimentaire pendant la période de soudure (juin-août 2018), auxquels s’ajoutent environ 510 000 réfugiés et retournés. Parmi ces personnes, 991 000 sont en insécurité alimentaire sévère (phases «crise» et «urgence») - ayant épuisé leurs réserves alimentaires et ne pouvant subvenir à leurs besoins alimentaires de base.

Dans un contexte où l’accès aux services sociaux de base est extrêmement limité pour les populations, leur santé, en particulier leur statut nutritionnel, peut se détériorer rapidement. Les zones les plus touchées sont essentiellement situées dans la bande sahélienne, où se trouvent la grande majorité des personnes frappées par l’insécurité alimentaire sévère au Tchad. Les acteurs humanitaires apportent en priorité une assistance alimentaire d’urgence aux personnes en insécurité alimentaire sévère et appuient les moyens d’existence des ménages vulnérables.

Les acteurs de développement sont sollicités à fournir une réponse durable à cette crise.

NUTRITION

La situation nutritionnelle s’est détériorée et est très préoccupante dans plusieurs provinces et à N’djaména. En 2017 le taux de malnutrition aigüe globale est de 13,9%, soit deux points de plus qu’en 2016. La malnutrition aigüe sévère est à 3,9%, un taux supérieur au seuil d’urgence de 2% et à celui de 2016 de 2,6%.

La mise en œuvre d’une réponse d’urgence à la malnutrition aigüe est prioritaire dans 15 régions, majoritairement dans la bande sahélienne et N’djaména, y compris dans les camps de réfugiés, et sites de retournés et déplacés où le taux de MAG et/ou de MAS est souvent supérieur ou égal au seuil d’urgence (MAG = 15% et MAS = 2%).

Les causes de malnutrition sont multi sectorielles et liées à des facteurs structurels. Il est donc primordial de mettre en place des approches intégrées permettant d'assister les familles avec un paquet d' assistance qui incluent des interventions d'urgence, de résilience et de développement en étroite collaboration avec les autorités sanitaires.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.