CONTEXTE ET OBJECTIFS DE L’EVALUATION
Après les crises soudanaise et centrafricaine de 2002/2003, les conflits en RCA depuis 2014 ont généré des mouvements importants des personnes vers le Tchad, plus particulièrement dans sa zone méridionale. Au-delà des réfugiés, il y a eu le mouvement vers le Tchad de migrants tchadiens vivant en RCA de longue durée. Environs 100.000 sont revenus au Tchad en 2014 en raison des conflits en RCA. Au cours des premiers mois, les agences des Nations Unis et leurs partenaires ont apporté une assistance en faveur de ces retournés tchadiens de la RCA.
Un Plan de Réponse Global en faveur des retournés tchadiens de RCA, sous la coordination du Ministère du Plan, a été élaboré pour leur prise en charge et leur réintégration, mais jamais mis en œuvre. Son but était d’appuyer la réinsertion des retournés tchadiens venus de la République Centrafricaine (RCA) et soutenir les communautés hôtes des villages d’accueil autour des sites de retournés de Danamadja et Kobiteye dans la Province du Logone Oriental et des sites de retournés de Maingama et Sido dans la Province du Moyen Chari.
Au cours des 5 années écoulées depuis leur retour au Tchad, le nombre de ces retournés a évolué, passant d’environ 100.000 individus en 2014 à 45.000 individus en 2017 (statistiques issues du profilage socio-économique réalisé par PAM/OIM). Cette évolution s’explique par des départs vers d’autres zones du Tchad et/ou certains retours en RCA.
Ces populations ont abandonné leurs activités quotidiennes, tel que l’élevage et perdu une grande partie de leurs biens pendant la fuite. D’autres ont abandonné leurs activités de commerce et/ou cultures maraîchères. En plus de cette crise liée à la volatilité du contexte sécuritaire, se greffe aussi la conjoncture économique qui sévit dans cette région, depuis plusieurs années pour cette population.
Depuis 2014, plusieurs acteurs humanitaires étaient intervenus dans les zones d’accueil pour la réponse multisectorielle d’urgence, notamment dans le cadre de la santé, Wash, abris, documentation. Malgré tout, ces différentes interventions menées ont permis de répondre à des besoins essentiels mais à court/moyen terme. Mais l’absence d’une vision claire sous le lead des autorités ainsi que l’absence de mise en œuvre du plan de réintégration de ces personnes n’ont pas permis d’apporter une solution sur le long terme.
Face à cette situation, la vulnérabilité des populations concernées demeure encore et reste préoccupante dans la mesure où elle met en évidence la problématique d’une véritable réintégration locale des populations dans leurs sites respectifs pour un retour à des conditions de vie normales.
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