Chad

Révision du Panier Alimentaire et du Panier de Dépenses Minimum (MEB) - Analyses pour calculer un coût de la vie réaliste selon les besoins essentiels des réfugiés et les personnes déplacées internes au Tchad

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Introduction

Le Tchad accueille actuellement un peu plus que 500 000 refugiés dont la majorité (environ 73 %) sont d’origine soudanaise, tandis qu’environ 21 % sont originaires de la République centrafricaine et à peine 3 % du Nigeria, et 2 % du Cameroun. Les réfugiés vivent dans des camps à l’Est, au Sud et à l’Ouest du pays. En plus de la population réfugiée vivant dans différentes provinces du pays, environ 400 000 personnes déplacées internes du pays vivent dans la région du Lac.

Le PAM, le HCR et également les autres partenaires fournissent l’assistance humanitaire pour les réfugiés et les personnes déplacées internes sous forme de cash, bon achat ou bien la distribution de nourriture pour répondre aux besoins des populations. Afin de s’assurer que l’aide pertinente est fournie, il est nécessaire d’effectuer une démarche analytique pour prendre des décisions sur les valeurs de transfert et le ciblage et donc avoir une approche fondée sur des données probantes pour trouver qui sont les personnes vulnérables et quels sont leurs besoins. C’est-à-dire que par exemple si l’assistance est sous une forme de cash, il faut calculer la valeur de transferts qui peut donc combler les besoins manquants de cette population avec cette valeur. Cela permet d’avoir un cohérence avec les besoins réels des populations et de décider les valeurs de transfert, de faire le suivi pendant l’assistance et également d’autres questions liées au marché et le type d’assistance humanitaire. Cela permet d’avoir aussi une mesure plus précise et de faciliter le suivi en cas de chocs financiers.

Afin d’être bien informé sur les besoins essentiels de la population refugiée et les personnes déplacées internes (IDPs), le panier alimentaire du Tchad doit être révisé pour permettre le suivi des prix et mettre à jour aussi le panier de dépenses minimum selon les besoins spécifiques de la population refugiée et les IDPs.