Les travailleurs migrants déplacés par les affrontements au nord du Tchad ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence

Report
from International Organization for Migration
Published on 11 Jan 2019 View Original

Tchad - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Tchad a besoin de 1,2 million de dollars pour aider plus de 950 migrants et ressortissants tchadiens déplacés par l’éclatement d’affrontements intercommunautaires autour de deux exploitations aurifères près de la frontière libyenne fin décembre (27-28/12).

L’Organisation prévoit que d’autres fuiront l’instabilité actuelle : quelque 1 200 personnes devraient quitter Zouarke pour rejoindre Faya-Largeau dans les prochains jours. Les récents affrontements ont fait au moins 30 morts d’après les médias, et 400 blessés d’après les autorités locales.

L’OIM fait partie des quelques organisations présentes à Faya-Largeau. Elle déploie des programmes de stabilisation communautaire et fournit un soutien médical et psychosocial aux migrants dans cette ville d’environ 20 000 habitants qui sert habituellement de point de transit pour les ressortissants tchadiens et les commerçants africains voyageant pour les affaires ou le long d’itinéraires de migration circulaire reliant le Tchad, le Niger, le Soudan et la Libye.

La communauté manque de ressources adéquates pour répondre aux besoins humanitaires des migrants récemment déplacés.

D’après les responsables de l’OIM, le financement d’urgence permettra à l’OIM de réaliser des évaluations sanitaires, d’aider les migrants bloqués et les Tchadiens déplacés à rentrer dans leurs communautés ou pays d’origine et d’aider les autorités à faire face à l’urgence.

« Les migrants ont été surpris par le conflit et ont fui sans même emporter de couverture ou de l’argent pour payer leur voyage de retour », a déclaré Daoud Hamat Bechir, gouverneur de la province de Borkou.

Le Tchad est un pays de transit important le long de l’itinéraire menant à la Méditerranée centrale, et un pays de destination pour de nombreux travailleurs migrants. Depuis 2012, des travailleurs migrants originaires du Burkina Faso, du Cameroun, de République centrafricaine, d’Ethiopie, du Nigéria, du Niger, du Sénégal et du Soudan, entre autres, sont attirés par les mines d’or au nord de Tibesti.

Tout au long de l’année 2018, l’OIM a aidé 120 migrants vulnérables souhaitant retourner volontairement dans le pays d’origine. L’OIM gère trois postes de contrôle du flux pour suivre le déplacement et les tendances migratoires au nord du Tchad. En moyenne, en novembre 2018, 571 personnes sont passées chaque jour par les postes de contrôle du flux de l’OIM à Faya-Largeau et à Kalait.

Cependant, depuis le 27 décembre, les mouvements sont limités. Selon les autorités, 1 800 personnes - migrants et Tchadiens - qui ont fui à la recherche d’une protection sont actuellement bloquées à Miski et entre Guizindi, Houm et Wour.

Par ailleurs, l’OIM au Tchad aide le gouvernement à élaborer des politiques éclairées et adaptées et des réponses programmatiques aux défis de la migration, à la gestion des frontières, à la participation de la diaspora et aux initiatives de lutte contre la traite. Pendant des années, les principales activités de l’OIM au Tchad concernaient principalement la stabilisation communautaire et l’aide d’urgence pour les Tchadiens déplacés et ceux de retour.

Les opérations de l’OIM sont rendues possibles grâce au soutien de la République fédérale allemande, le Fonds fiduciaire de l’Union européenne, le Fonds mondial d’assistance de l’OIM et le Fonds humanitaire d’aide aux migrants bloqués de l’OIM.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Anne Kathrin Schaefer, OIM Tchad, Tel : +235 60281778, Email : aschaefer@iom.int.

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