Chad

Le CICR intensifie son action pour répondre à la détérioration de la situation humanitaire au Tchad oriental

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Genève (CICR) - Dans l'est du Tchad, les besoins humanitaires croissants dus essentiellement à une augmentation critique des déplacements internes ont incité le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à demander à ses donateurs une rallonge de 9,47 millions de francs suisses pour porter son budget Tchad à 26,6 millions de francs (presque 22 millions de dollars US).

Le CICR augmente son aide - nourriture, eau, abris, semences et outils, articles ménagers essentiels et soutien médical - destinée à 90 000 déplacés internes, personnes retournant dans leur foyer et, tout particulièrement, habitants vulnérables qui accueillent des déplacés.

« Les équipes du CICR concentrent leurs efforts sur les régions instables et peu accessibles du Tchad oriental », déclare Thomas Merkelbach, chef de délégation du CICR dans la capitale, N'Djamena. Le CICR reste présent dans toutes les zones frappées par le conflit, mais il continuera à travailler principalement le long de la fragile frontière séparant le Tchad du Darfour (Soudan), où plusieurs organisations humanitaires ont été obligées de limiter ou de suspendre leurs opérations pour des raisons de sécurité.

L'intensification du conflit armé interne, conjuguée à une flambée de violence ethnique et à des attaques sporadiques par-delà la frontière, a plongé le Tchad oriental dans une grave crise d'ordre humanitaire. Actuellement, plus de 120 000 civils sont déplacés dans cette région, et leur nombre croît avec la détérioration des conditions de sécurité. Ces derniers mois, des affrontements intermittents mais violents entre troupes gouvernementales et opposition armée ont fait de nombreuses victimes, pour la plupart des combattants, dont près de 700 ont été traitées par les équipes chirurgicales du CICR.

Le CICR travaille au Tchad depuis 29 ans. Il œuvre avant tout à apporter protection et assistance aux personnes qui sont déplacées dans leur propre pays, détenues, ou frappées d'une autre manière par le conflit armé interne ou la violence, ou par les répercussions des hostilités au Darfour voisin. Actuellement, 46 expatriés et 180 collaborateurs locaux travaillent pour le CICR dans diverses régions du pays.

Informations complémentaires :

Anahita Kar, CICR N'Djamena, tél. : +235 6 520 316 ou +235 6 20 10 05

Claudia McGoldrick, CICR Genève, tél. : +41 22 730 20 63 ou +41 79 217 32 16