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HCR Tchad : Rapport de situation #5 sur l’urgence des nouveaux arrivants camerounais - Province du Chari-Baguirmi (1 Octobre 2021)

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8 749 Nombre d’individus enregistrés (L1) par le HCR (2 248 ménages)

93% Pourcentage de femmes et enfants

9 469 Nombre de consultations curatives

289 991 Nombre de repas chauds distribués sur 5 sites

FAITS SAILLANTS OPERATIONNELS :

Le Tchad prépare un plan de rapatriement volontaire en coordination avec les autorités tchadiennes et le HCR Cameroun. Une visite de repérage a eu lieu le mercredi 29 septembre avec 12 représentants de réfugiés, hommes et femmes.

Les cliniques mobiles gérées par l'ADES et l'IRC continuent à fournir une assistance sanitaire et des consultations curatives. A ce jour, un total de 9 469 consultations ont été organisées pour les réfugiés (6 192) et pour la communauté locale (3 277). Par ailleurs, 555 consultations prénatales et 36 consultations postnatales ont été réalisées par les 4 sages-femmes déployées par l'UNFPA ; 46 accouchements ont été enregistrés, 30 femmes réfugiées et 16 locales.

7 750 moustiquaires imprégnées de longue durée ont été distribuées, 5 010 aux 2 248 familles de réfugiés et 2 740 à 933 ménages locaux.

COORDINATION :

Le 29 septembre, suite à l'invitation du gouvernement camerounais, une visite "Go & See et Come & Tell" a été organisée dans les principaux villages d'origine des réfugiés camerounais au Tchad, notamment Ngama-Sara, Bourgouma I, Kidam-Borno et Maham. La délégation camerounaise menée par le Préfet du Logone Chari était accompagnée d'un délégué du HCR Cameroun et des chefs traditionnels de la zone. La délégation tchadienne, menée par le SousPréfet de Koundoul, était accompagnée du Secrétaire permanent de la CNARR, du personnel du HCR Tchad et de 12 réfugiés, 7 hommes et 5 femmes, désignés comme représentants.

De manière générale, il a été constaté au cours de la mission que l'environnement sécuritaire et de protection semble être favorable au retour, mais nécessite la mise en place d'un cadre de dialogue, sous l'égide des autorités camerounaises et des leaders d'opinion locaux. Ce cadre pourra renforcer la coexistence pacifique et rassurer les réfugiés qui doutent encore du retour à une paix durable dans leurs localités.

Les principales demandes pour renforcer la paix durable et la sécurité entre les communautés sont les suivantes :

  1. Mettre en place un hôpital ou un centre de santé, le centre de santé le plus proche étant situé à environ 17 km des principaux villages.

  2. Augmenter les moyens du corps enseignant dans les écoles locales.

  3. Renforcer les investissements dans l'agriculture et l'élevage.

  4. Aider les agriculteurs qui ont été directement touchés par la crise.

  5. Construire des forages pour alimenter les villages en eau potable.