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Haraze : promouvoir la disponibilité et l’accessibilité des semences de qualité au niveau locale

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Aristophane Ngargoune P.I Associate, UNHCR N’Djamena

Haraze, 24 octobre 2018 - A quelques semaines des récoltes des produits des activités agricoles,
Achta Abderahim Mahamat, 35 ans, ménagère, réfugiée centrafricaine vivant au camp de Moyo, est confiante des prochaines récoltes : « j’ai respecté toutes les exigences pouvant permettre d’assurer un meilleur rendement des produits de mes récoltes. Tout mon espoir est dans ce champ qui me permet de subvenir aux besoins de ma petite famille». Même satisfaction pour Haroun Hissein, 39 ans, agriculteur qui espère avoir plus de rendement à la fin de cette saison.

Le respect des orientations relatives à la conduite des cultures ont fait l’objet d’une évaluation avant les récoltes. C’est une équipe conjointe des techniciens du HCR, de FLM (Fédération Luthérienne Mondiale) et de l’ANADER (Agence Nationale d’Appui au Développement Rural) qui a procédé à l’évaluation des champs de semences des groupements réfugiés et de la population hôte de Haraze ce 04 octobre 2018. Ce sont 6 (six) groupements dont 4 (quatre) pour les réfugiés et 2 (deux) pour la population hôte qui ont été évalués. Ces six groupements ont ensemencé sur une superficie de 22 hectares, l’arachide, le niébé, le sorgho et le riz.

Les groupements qui ont été formés par le HCR, la FLM et ANADER, ont été tous appuyés de la même manière. Ils ont tous bénéficié des semences de base acquises au niveau de la ferme de l’ITRAD (Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement) et formés sur les itinéraires techniques de multiplication de semences améliorées.

A travers ces champs, le HCR et ses partenaires ont pour objectif de rendre disponible et accessible les semences de qualité au niveau local afin d’augmenter la production agricole des réfugiés et des populations hôtes.

En mai 2018, ces six (6) groupements ont vendu leurs semences à travers le CBI (intervention basée sur le cash), à hauteur de 10.040.000 FCFA (dix millions quarante mille FCFA) (environ 2.000 dollars américains).

Achta Abderahim Mahamat, ne cache pas sa joie au regard des ressources produites par la vente des semences en 2018 : « je suis veuve. Avec les ressources de la vente des semences je prends en charge mes 4 enfants et je fais de petits commerces au marché de Moyo». Haroun Hissein, 39 ans, agriculteur, se réjouit également d’avoir acheté une motocyclette et un transistor avec les revenus de la vente des semences.

Pour le chef de bureau intérimaire du HCR à Haraze, Ossomdel Zachee: « à travers ces champs, nous voulons créer et développer des méthodes sûres et innovantes pour soutenir l’autosuffisance économique des populations réfugiées et hôtes». «Cette stratégie contribue efficacement à la dignité de ces personnes, et garantit le plein exercice des droits de l’homme» renchéri-t-il.