DTM Point de suivi des flux de population - Situation de la Migratoire au Nord du Tchad Dashboard #12 (Période : Janvier - Mars 2018)

Infographic
from International Organization for Migration
Published on 31 Mar 2018 View Original

INTRODUCTION: L’OIM travaille avec les autorités nationales, locales et des partenaires locaux, afin de mieux comprendre les mouvements migratoires à travers l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette infographie est un résumé des données collectées sur ce point de suivi pour les mois de Janvier, Février et Mars 2018.

Le suivi des flux de population (FMP) est une activité qui permet de quantifier et de qualifier les flux, les profils des migrants, les tendances et les routes migratoires sur un point d’entré, de transit ou de sortie donné. Au Nord du Tchad, trois points de suivi ont été installés afin d’observer les mouvements des voyageurs en transit: un point a été installé en avril 2017 à Kalait, suivi par l’installation des points de Faya et Zouarké en mars 2018. Ce rapport présente les données collectées sur ces points de suivi pour les mois de janvier, février et mars 2018.

Les motifs primaires de migration des personnes observées pendant cette période étaient les mouvements locaux de courte durée (58%) et la migration économique (31%).
Au cours de ces trois mois, 94% des individus identifiés étaient des adultes (80% d’hommes et 14% de femmes), tandis que 6% étaient des enfants (4% de garçons et 2% de filles).
Les ressortissants Tchadiens formaient la quasi-totalité des individus observés aux trois FMP (99% à Kalait, 93% à Faya et 98% à Zouarke). Toutefois, des individus d’autres nationalités ont également été identifiés : des Soudanais, des Libyens, des Nigérians, des Camerounais et de Maliens.

MÉTHODOLOGIE : Le suivi des flux de population (FMP) est un travail d’enquêtes qui vise à mettre en lumière les zones particulièrement sujettes aux migrations transfrontalières et intrarégionales. Les zones de forte mobilité sont identifiées à l’échelle du pays. Les équipes DTM conduisent ensuite un travail au niveau local pour identifier des points de transit stratégiques. Les enquêteurs collectent les données auprès des informateurs clés présents sur le point de suivi des flux: il peut s’agir du personnel des gares routières, de fonctionnaires de la police ou de la douane, des chauffeurs de bus ou des migrants eux-mêmes. Un questionnaire de base combiné à des observations directes permet de collecter des données désagrégées par sexe et nationalité. Les points de suivi des flux ont été choisi après consultation avec les acteurs nationaux et locaux impliqués dans la gestion des migrations au Tchad, en fonction de la localisation et des caractéristiques propres aux flux transitant dans ces espaces. La collecte des données se fait de manière quotidienne sur des plages horaires où les flux sont les plus importants.

LIMITES : Les données utilisées dans le cadre de cette analyse sont des estimations et ne représentent qu’une partie des flux existants. Pour le cas du Tchad, les énumérateurs enregistrent les flux entrants et sortants des villes ciblées. La couverture spatiale et temporelle de ces enquêtes est partielle et, bien que la collecte se fasse de manière quotidienne et sur des périodes où les flux sont importants, elle reste partielle à l’échelle de la journée. Enfin, aucune information n’est collectée sur les flux existant en dehors des plages horaires couvertes. Les données sur les vulnérabilités sont basées sur des observations directes des enquêteurs et ne doivent être comprises qu’à titre indicatif

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