Dispatches N° 274 - 29 janvier 2010

Report
from Jesuit Refugee Service
Published on 29 Jan 2010 View Original
Dispatches is a fortnightly e-mail bulletin of the JRS International Office. It features refugee news briefings, information from our people in the field, policy issues, JRS vacancies and spiritual reflections.

NOUVELLES DES RéFUGIéS

(Extrait)

OUGANDA: LA RéINTéGRATION DES EX ENFANTS SOLDATS REPRéSENTE UN VéRITABLE DéFI

«Un grand nombre d'ex enfants soldats enlevés par l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) qui les a forcés à commettre des atrocités, doivent aujourd'hui se débrouiller tout seuls face aux traumatismes subis», déclarait le 15 janvier à Dispatches, John Paul Akera, Conseiller d'Education à la Paix.

En dépit du fait que la situation humanitaire s'est améliorée et que les personnes déplacées sont rentrées dans leurs villages, de nombreux jeunes enfants avaient réussi à échapper au LRA sont confrontés au défi de la réintégration dans leurs communautés.

Le processus de réintégration démarre dès que les enfants arrivent à s'échapper ou sont sauvés. Ils sont tout d'abord conduits dans des unités de protection des enfants o=F9 on vérifie qu'ils ont bien été engagés avec le LRA. Puis, ils sont transférés dans l'un des centres de réhabilitation situés dans le district du nord et qui sont gérés par des organisations humanitaires. Dans ces centres, les enfants bénéficient d'un accompagnement et d'une thérapie. Le personnel des centres s'occupe également de rechercher les parents et de réintroduire les enfants dans leurs familles.

Les membres des communautés ont tendance à penser que le processus sera rapide et simple, mais la réintégration prend du temps. Une fois que les familles ont été identifiées, les enfants ont souvent du mal à se réajuster à de nouvelles conditions de vie qui sont souvent dures.

«Même si nous sommes chez nous, nous devons vivre avec des souvenirs et des flash back douloureux du temps o=F9 nous étions avec les rebelles. Ca aide de pouvoir se retrouver pour parler, partager et se soutenir», reconnaît Pauline, enlevée alors qu'elle avait 13 ans.

Passer entre les mailles

A leur arrivée dans les centres de réhabilitation, les enfant passent devant la Commission d'Amnistie Ougandaise, un organisme chargé de promouvoir la paix, la réconciliation, la sécurité et la tranquillité en Ouganda. Toutefois, les enfants âgés de moins de 13 ans et ceux qui sont détenus depuis moins de quatre mois ne sont pas du ressort de la Commission. Et de ce fait, ils n'ont droit à aucun soutien de la Commission, qu'il soit financier, thérapeutique, ou matériel.

De nombreux ex enfants soldats rentrent chez eux marqués et stigmatisés car les membres de leurs communautés continuent à les associer aux atrocités qu'ils ont été forcés de commettre durant le temps o=F9 ils étaient retenus en captivité par le LRA.

«Si on ne les soutient pas, le processus d'intégration est encore plus difficile. Ces enfants ont besoin de temps pour pouvoir se réintégrer dans leurs communautés d'origine», a ajouté M. Akera.

Pour plus d'informations, consulter le site: http://www.jrs.net/reports/index.php?lang=en&sid=5204