Célébration de la Journée Nationale de l’Arbre sous le lead concerté du Gouverneur de la province du Mandoul et du HCR

Report
from UN High Commissioner for Refugees
Published on 10 Sep 2018

Eloge Mbaihondoum, P.I Associate UNHCR Gore

Gore, 10 septembre 2018 (UNHCR) – La ville de Moissala n’est pas restée en marge de la semaine nationale de citoyenneté couplée à la Journée nationale de l’arbre célébrée vendredi 07 septembre 2018. Les manifestations officielles au niveau départemental, placées sous l’égide du Gouverneur de la province de Mandoul, se sont déroulées dans le site de réfugiés de Silambi. Cet évènement a fortement mobilisé les populations réfugiées et hôtes autour du thème « Restaurer et valoriser les terres dégradées dans les zones semi-arides et arides».

Ce sont au total plus de 600 jeunes plants de kapokier, citronnier, moringa, neere, acacia senegalensis, azadiracta indica (neem) et goyaviers qui ont été mis en terre sur un espace d’environ 3 hectares situé entre le site des refugiés et Silambi village.

Dans son allocution de circonstance, le représentant de la Sous-délégation du HCR Gore est revenu sur les principales réalisations de l’institution à Moissala dans le domaine de l’environnement, notamment : le marquage des espèces d’arbres protégés par la loi N°14 de 2008 sur 350 hectares ; la distribution de 350 foyers améliorés métalliques à 350 ménages PBS ; la mise en place de 03 clubs environnementaux dans les écoles de Dembo, Guidikouti et Dilingala ainsi que différentes actions de sensibilisation.

Cette 34e édition, soutient Mambu Konda Yves, s’inscrit dans la dynamique de l’appui à l’action du gouvernement tchadien qui, a-t-il précisé, prône un reboisement aux bénéfices multidimensionnels. « Le choix du site de Silambi n’a pas été opéré au hasard, comme l’intitule le thème de cette année, ces jeunes plants que nous mettons en terre aujourd’hui contribueront, j’en suis persuadé, à renforcer les efforts de l’Etat tchadien dans la gestion durable de notre patrimoine environnemental » a confié Mambu Konda Yves.

Pour Beassoumda Lucie, Gouverneur de la province du Mandoul, il ne suffit pas de mettre les plants en terre, mais plutôt de les entretenir. « Je demande au Délégué Départemental de l’environnement de veiller scrupuleusement à l’entretien de ces jeunes plants pour m’en rendre compte mensuellement», a martelé la représentante de l’Exécutif.

Le département de Barh Sara bénéficie « d’une attention particulière du HCR » depuis quelques années pour la question de l’environnement, rappelle le Gouverneur. Pour cette raison, elle convie tous les habitants de la localité « à l’entretien et au suivi des plants mis en terre » afin de révéler le défi du reboisement, dont dépend leur survie.

Cette action d’envergure de la conservation des forêts a pour objectif d’offrir un environnement plus viable aux populations réfugiées et hôtes. En effet, les effets néfastes de l’homme ont eu des conséquences préjudiciables, voire irréversibles sur l’écosystème. Ces jeunes plants joueront dans un proche avenir un rôle important pour le maintien du sol en évitant la dégradation des terres. En tout état de cause, cette journée a aussi un impact écologique.

A noter que la phase protocolaire de la manifestation a été marquée par des danses traditionnelles et un sketch des femmes Refugiés de Silambi. La présentation avait pour but de promouvoir l’usage des foyers améliorés pour la cuisson des aliments au détriment des foyers à trois pierres consommateurs excessifs de bois de chauffage impactant négativement l’environnement.