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Trafic illegal d’armes : Ibrahim pris les mains dans le sac

L’insécurité gagne du terrain en République centrafricaine. Dans le Nord et le Nord-est, les populations sont prises en otage par les mouvements politico-armés (UFDR et CPJP) et les forces non conventionnelles étrangères, l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA), le Front Patriotique pour le Redressement (FPR) de Baba Ladde et les coupeurs de route communément appelés « Zaraguina ».

Dans les deux premiers dossiers, les populations de Birao dans la Vakaga, de Bria dans la Haute-Kotto et celles d’Obo, Rafai, Zemio dans le Mbomou et le Haut-Mbomou se disent satisfaites de la signature de l’Accord de cessez-le-feu entre l’UFDR de Zakaria Damane et la CPJP de Hisseine Abdoulaye Ramadan le 08 octobre 2011 et encouragent l’initiative du gouvernement américain de déployer un petit groupe de soldats américains équipés pour le combat dans les villes de la RCA occupées par la LRA. Ces efforts ne sont qu’à leur début, comme pour dire que la sécurité reste la priorité des priorités. Il y a encore des actes qui interpellent les autorités centrafricaines entre autres le trafic illégal d’armes. Selon un compatriote qui s’est prononcé sur cette thématique au cours d’une discussion, la République centrafricaine est une véritable poudrière. Par conséquent, il faudrait relancer l’opération désarmement conjointement au DDR, car certains compatriotes et amis étrangers détiennent illégalement des armes et munitions de guerre. Cette situation contribue à fragiliser la sécurité et à bloquer la libre circulation des personnes et des biens. Le cas Ibrahim, alias major, vient à point nommé.

Le lundi 18 octobre 2011, aux environs de 20h00, dans le 5ème arrondissement, il a été a été arrêté au bord de la route par les forces de défense et de sécurité qui ont procédé à la perquisition de sa maison. D’après des sources concordantes, Ibrahim, Alias Major, est un militaire radié des FACA et qui s'est reconverti en un commerçant. Récemment, il aurait effectué un voyage vers Berberati. Ce qui surprend plus d’une de ses connaissances, c’est qu’on ne connaît pas exactement le type d’affaires qu’il pratique. Ses relations avec les voisins sont tumultueuses. La nature ayant horreur de l’ambigüité, la vérité a fini par triompher. L’intéressé est dans un réseau mafieux de trafic illégal d’armes. Suite à un coup de fil d’un ami déguisé du réseau l’invitant à venir prendre les produits, c’est finalement dans les pièges des forces de défense et de sécurité que le malfrat est tombé. Après que sa maison eut été perquisitionnée et qu’on eut récupéré quelques armes légères, Ibrahim alias major a été embarqué par les forces de défense et de sécurité à la Section des Recherches et d’investigations (SRI).

Zari Herman