Situation des droits de l’homme en République centrafricaine : Rapport de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (A/HRC/42/61)

Report
from UN Human Rights Council
Published on 09 Aug 2019 View Original

Conseil des droits de l’homme
Quarante-deuxième session
9-27 septembre 2019 Point 10 de l’ordre du jour
Assistance technique et renforcement des capacités

Résumé

Le présent rapport de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, établi en application de la résolution 36/25 du Conseil datée du 29 septembre 2017, couvre la période allant de juillet 2018 à juin 2019. Il rend compte de l’évolution générale de la situation des droits de l’homme en République centrafricaine et des développements majeurs qui l’influencent.

La période considérée est marquée par une accélération des pourparlers de paix ayant abouti à l’adoption, le 6 février 2019, de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine entre le Gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. Cet accord signé à Bangui est le résultat des négociations qui se sont tenues à Khartoum du 24 janvier au 5 février 2019, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, lancée par l’Union africaine.

En ce qui concerne l’évolution de la situation des droits de l’homme, le nombre de violations est resté élevé jusqu’à la fin de 2018 avant de connaître une baisse marquée lors du premier semestre de 2019.

Cette diminution s’expliquerait en partie par l’absence d’affrontements majeurs entre groupes armés rivaux et d’attaques contre la population civile, ainsi que par la signature, le 6 février 2019 à Bangui, de l’Accord de paix. Toutefois, l’attaque par les éléments du groupe armé Retour, réclamation et réhabilitation (3 R), signataire de l’Accord, vient ternir cette tendance à l’amélioration.

L’Experte indépendante souligne que le succès du processus de paix n’est possible que si l’Accord de paix est appliqué de manière sincère par toutes les parties au conflit. La justice est un maillon essentiel dans la résolution de la crise que connaît la République centrafricaine et sera l’élément décisif permettant la réussite du processus de paix.