La République centrafricaine (RCA) continue de subir les effets de plusieurs années de crises politiques, sécuritaires et humanitaires, marquées par des violences armées, des tensions intercommunautaires et des catastrophes récurrentes comme les inondations et les incendies. Ces facteurs ont entraîné une hausse du nombre de personnes déplacées internes (PDI), qui a atteint 442 3201 au 31 août 2025.
Depuis le début de l’année 2025, la situation sécuritaire s’améliore progressivement et favorise des retours, notamment dans les préfectures de la Mambéré, de la Mambéré-Kadéï et de la Haute-Kotto. Cette évolution est soutenue par les programmes d’appui au retour et la signature de l’Accord de paix de Ndjamena en avril 2025. Toutefois, la situation reste instable dans certaines zones du sud-est et de l’ouest, où les incidents sécuritaires continuent de provoquer des déplacements, notamment dans le Haut-Mbomou, l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré et la Lim-Pendé.
Depuis 2013, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) met en œuvre la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) pour suivre l’évolution de ces dynamiques. À travers son outil sur les intentions futures, la DTM mène semestriellement des enquêtes afin d’évaluer les perspectives de retour, de réinstallation ou d’intégration locale des PDI. Ces données orientent les stratégies de solutions durables dans le pays. Le présent aperçu présente les principaux résultats de l’enquête menée du 17 octobre au 30 novembre 2025 auprès des ménages déplacés vivant sur les sites et en familles d’accueil, à Bangui et dans les 19 préfectures de la RCA. L’évaluation analyse les solutions durables envisagées par les ménages ainsi que les conditions nécessaires à leur mise en œuvre.