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Rapport du Secrétaire général sur la situation en Afrique centrale et les activités du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (S/2017/465)

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I. Introduction

1. Le présent rapport fait suite à la demande figurant dans la déclaration du Président du Conseil de sécurité en date du 11 juin 2015 (S/PRST/2015/12), par laquelle le Conseil m’a prié de le tenir informé des activités du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC). On y trouvera le compte rendu des principaux faits survenus sur le plan politique et sur celui de la sécurité dans la sous-région de l’Afrique centrale depuis mon rapport précédent, daté du 28 novembre 2016 (S/2016/996), ainsi que des progrès accomplis par le Bureau régional dans l’exécution de son mandat et de l’action menée pour appliquer la stratégie régionale des Nations Unies visant à contrer l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et à remédier aux effets de ses activités (voir S/2012/481).

II. Principaux faits nouveaux survenus dans la sous-région de l’Afrique centrale

A. Tendances et faits nouveaux en matière de politique, de paix et de sécurité

2. Les tensions lors des processus électoraux contestés ont continué d’avoir des répercussions sur la sous-région, ces effets ayant dans certains cas été atténués par des tentatives visant à promouvoir le dialogue entre les gouvernements et les groupes d’opposition. Les problèmes économiques et sociaux ont aggravé les griefs politiques qui prévalaient dans plusieurs endroits. Malgré l’action régionale de lutte contre Boko Haram, la poursuite des violences a aggravé la crise humanitaire et le déficit de développement dans la région du bassin du lac Tchad. La visite du Conseil de sécurité sur le terrain du 2 au 7 mars a permis de faire le bilan de la situation et de faire prendre conscience de la crise. La visite a abouti à l’adoption de la résolution 2349 le 31 mars 2017. Par ailleurs, les efforts nationaux, régionaux et internationaux pour lutter contre la LRA se sont poursuivis, de même que les efforts visant à reconfigurer la Force régionale d’intervention de l’Union africaine à la suite du retrait des États-Unis, de l’Ouganda et des forces sud -soudanaises.

3. Un ralentissement économique a contribué aux tensions politiques et sociales, provoquant dans certains pays des grèves face aux mesures d’austérité et aux retards de paiement des salaires. Le 23 décembre 201 6, un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale s’est tenu à Yaoundé sur la situation économique et financière des États membres touchés par la baisse des prix mondiaux des matières premières, en particulier du pé trole. Le sommet a abouti à l’adoption d’une série de mesures de résilience économique et à la décision d’accélérer les efforts en vue de promouvoir la libre circulation des personnes et des biens. Le 17 février, lors de la 13e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEMAC, qui s’est tenue à Djibloho (République de Guinée équatoriale), les participants ont évalué l’état de la mise en oeuvre du programme de réforme des affaires économiques et financières, lancé lors du sommet de Yaoundé, et échangé des vues sur la libre circulation des personnes.

4. L’application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes et la paix et la sécurité en vue d’assurer la participation effective des femmes à la prise de décisions demeure problématique dans la sous -région. Certaines évolutions positives ont été observées, notamment la mobilisation de réseaux de femmes et la création d’une plateforme régionale de femmes concernant les femmes et la paix et la sécurité, mais il faut clairement accomplir davantage à cet égard.

5. Le 21 février, j’ai nommé François Louncény Fall mon Représentant spécial pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale.