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Rapport d’Intervention EHA à Ouanga Sous-préfectures de Kaga Bandoro Commune de Grevai-Pamia Axe Kaga Bandoro-Azen (27-30 Mars 2018)

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Villages d’Intervention : Ouanga, Kotamalé, Yangoubanda, yolomalé et Bbakoumango

Nombre de bénéficiaires : 4380 personnes

INTRODUCTION

A. RAPPEL DU CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’INTERVENTION

En novembre 2017, sur le tronçon Grévai- Azen, une recrudescence de l’insécurité s’est manifestée par des braquages de convois humanitaires et de commerçants. Des menaces directes contre les acteurs humanitaires ont été enregistrées et s’en est suivi un accès très limité sur cet axe. A la même période, les villages Ouanga, Kotamale, Banga, Yolomalé, Ngoumango, Yangoubanda 1, 2,3, Gbakomango, suite aux passages des groupes armés dans la zone, ont connu des mouvements pendulaires de leurs habitants craignant des représailles. La population a signalé plusieurs cas de pillages et de destruction des maisons.

Dans le village de Ouanga, en début décembre 2017, un groupe d’homme armé qui serait venu de Bamingui (Préfecture de Bamingi Bangoran) ont tiré à bout portant dans l’épaule d’un jeune homme. Cette situation a fait paniquer les habitants dont certains se sont déplacés. La zone a ainsi fait face à des déplacements récurrents des populations et la transhumance a augmenté des tensions entre les communautés.

Le retour progressif de la population s’est amorcé entre janvier et février 2018, suite à une accalmie des tensions. Les retournés ont pour principales activités l’agriculture, la cueillette et la chasse. Ayant régulièrement fui dans la brousse, ces derniers n’ont pas pu avoir accès permanent à leurs champs de peur de se faire surprendre par des GSA ou GMA qui sillonnent la zone.

Sur le plan humanitaire, la MSA avait ressorti une forte vulnérabilité dans les secteurs des AME/Abris, l’EHA, la santé, la sécurité alimentaire et l’éducation. En effet, les déplacements récurrents et la transhumance ont sensiblement impacté sur le mode de vie de la population de la zone.
Dans le secteur EHA, la majorité de points d’eau n’étaient pas fonctionnels suite aux pannes et aux difficultés pour les communautés à effectuer eux elles même les réparations. Face à cette situation, une partie de la population s’approvisionnait en eau à partir de marigots et rivières et une autre à partir de puits non protégés. De plus, les conditions d’assainissement et d’hygiène ont été évaluées comme critiques.

La faible couverture en latrines familiales, la mauvaise gestion des ordures ménagères, la méconnaissance des bonnes règles d’hygiène et la consommation de l’eau impropre sont des facteurs qui expliqueraient le taux de 46% d’enfants ayant contracté au moins une diarrhée dans les deux semaines précédant l’évaluation.

C’est dans le but de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et leur prévenir contre l’expansion des maladies hydriques en offrant une eau de bonne qualité accompagnée d’une sensibilisation, que cette intervention a été validée et menée dans la zone par les équipes RRM.