CAR

République Centrafricaine : Zone Est - Bambari Rapport hebdomadaire de la situation no 10 (11 mars 2018)

Attachments

Ce rapport a été produit par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il a été publié par le Sous-bureau OCHA Bambari et couvre la période du 05 au 11 mars 2018. Sur le plan géographique, il couvre les préfectures de la Ouaka, Basse-Kotto, Haute-Kotto, Mbomou,
Haut-Mbomou et Vakaga

FAITS ESSENTIELS

  • Les présumés éléments de la LRA mis en cause dans plusieurs incidents sécuritaires dans la Sous-préfecture de Yalinga ;

  • Un total de 03 cas suspects de Monkey-pox (Variole de singe) enregistré à l’hôpital régional de Bria ;

  • Dégradation de la situation sécuritaire à Bangassou ;

  • 3 infirmiers secouristes exécutés par les hommes armés à Pavica dans la Sous-préfecture d’Alindao.

CONTEXTES SECURITAIRE ET HUMANITAIRE

Préfecture du Mbomou Dégradation de la situation sécuritaire à Bangassou, Préfecture de Mbomou La situation sécuritaire dans la ville de Bangassou s’est dégradée cette semaine avec la multiplicité des cas de pillages et braquages perpétrés par les groupes armés contre les installations des organisations humanitaires intervenant à Bangassou. Les véhicules et autres engins des organisations ont été plusieurs fois faits l’objet de braquages dans certains quartiers de la ville de Bangassou. Deux organisations humanitaires ont été victimes de manière successive des pillages organisés par les groupes d’auto défenses de Bangassou. Ces récurrents incidents sécuritaires ont eu des implications sans précédent sur la mobilité des acteurs humanitaires dans la zone. En conséquence, certains ont envisagé la relocalisation de leurs staffs sur Bangui. D’autres ont suspendu partiellement leurs activités (dont celles à mettre en œuvre sur les axes). Cette situation dénote au départ d’une faible sécurisation des bureaux de ces organisations. Toutefois, les forces de la MINUSCA ont renforcé les actions de patrouilles dans la ville de Bangassou.

Attaque du village Guerekindo situé à 50 km de Rafaï par des hommes armés Le 7 mars, le village Guerekindo (50 km, à l’Est de Rafaï, axe Rafaï-Zémio) a été attaqué par des éléments armés. Cette localité serait sous contrôle des assaillants. Certains habitants se seraient retranchés dans la brousse tandis que d’autres sont en brousse en train de chercher à gagner la ville de Rafaï. En rapport avec la dynamique de mouvement de la population liée aux incursions récurrentes des hommes armés dans un certaines localités, il serait important qu’un plaidoyer soit fait au niveau de la coordination Civilo-Militaire pour le renforcement de la sécurité dans ces localités.

Préfecture de la Ouaka Processus bridé de la réconciliation entre les groupes armés rivaux dans la Sous-préfecture de Kouango Il est constaté une volonté des leaders des groupes armés rivaux de la SP de Kouango de l’axe Kouango-Grimari de cessation des hostilités et de réconciliation selon des sources locales. Tandis que quelque part la problématique de protection et de libre circulation demeure un sujet préoccupant. D’abord, Le 04 mars, ces derniers se seraient rencontrés en vue faire la paix et ramener la cohésion sociale entre les différentes communautés. Cette initiative spontanée a été encouragée par les autorités locales afin d’apaiser la souffrance de la population, de favoriser la libre circulation des biens et des personnes et d’assurer la protection des civils.

A contrario, la multiplication récente des check-points des éléments de groupes armés, les contrôles aux faciès et le renforcement des dispositifs sécuritaires pour des raisons non précises ont été rapportés par des sources humanitaires le 07 mars. En réponse à ce dispositif, l’autre groupe armé adverse a instauré un couvre-feu au village Bombala (46 Km au Nord-Ouest sur l’axe Kouango-Lihoto) de 18h30 à 06h du matin et soumis la communauté à des travaux forcés à la base du groupe armé sous la contrainte des armes pour renforcer son dispositif sécuritaire. Ce dernier développement de situation pourrait mettre à mal l’initiative spontanée des GA de se réconcilier. La reprise des patrouilles dissuasives de la MINUSCA FI sur cet axe délaissé depuis octobre 2016 pourrait contribuer à mitiger ces velléités guerrières.

Par ailleurs, un homme a été victime de cas de violations de droits humains au village Ngadza (35 Km au nord axe Kouango-Lihoto) le 04 mars.

Incarcéré par les éléments d’un groupe armé suite à un conflit familial, sa libération a été obtenue suite au payement d’une amende fixée à 150 000 XAF. Des cas de tortures auraient été rapportés sur le sujet. Dans le même sillage, un prestataire de soins du centre de santé de Kouango a reçu des menaces verbales proférées par des éléments d’un groupe armé dans l’enceinte de la formation sanitaire le 04 mars en cours pour des raisons inconnues, ce dernier a été empêché de prendre service. L’intervention de la MINUSCA FI auprès des leaders du groupe armé a permis d’obtenir sa garantie sécuritaire ainsi que la libre circulation.

Disclaimer

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.