République Centrafricaine : Zone Est - Bambari Rapport hebdomadaire de la situation no 6 (11 février 2018)

FAITS ESSENTIELS

  • Poursuite de la suspension des activités humanitaires sur le site de PK03 à Bria, dans la Préfecture de la Haute-Kotto, suite aux menaces et exactions contre les acteurs humanitaires par les groupes armés ;

  • Résurgence des affrontements entre groupes armés antagonistes à Ippy.

CONTEXTES SECURITAIRE ET HUMANITAIRE

Préfecture de la Haute Kotto

  • Poursuite de la suspension des activités humanitaires sur le site de PK03 à Bria, S/P Bria Suite aux menaces et exactions répétitives contre les acteurs humanitaires par éléments armés campés sur le site de déplacés du PK03, et suite à l’attaque et l’enlèvement sur le site du PK03 du véhicule de l’ONG APSUD par ces mêmes éléments armés le 03 février 2018, les acteurs humanitaires se sont réunis le 05 février pour décider de la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de leurs activités sur ledit site. Seules quelques interventions d’approvisionnement en eau (water trucking) et celles d’urgences médicales ont été maintenues. Cet état de choses s’est poursuivi toute cette semaine, et une évaluation sera faite par les humanitaires en début de semaine pour déterminer si une reprise pourrait être envisagée suite aux actions robustes de sécurisation du site entreprises par la MINUSCA, ainsi que les séances de sensibilisation menées par le Préfet et les acteurs humanitaires eux-mêmes auprès des différentes parties prenantes au courant de la semaine.

  • Clash sur le site des déplacés du PK 03 entre des éléments armés, S/P de Bria Le 06 février 2018, un accrochage armé a eu lieu sur le site de PK03 entre éléments armés. Le bilan fait état de quelques pillages et d’une femme blessée par balle sur le site. L’intervention de la MINUSCA a empêché l’escalade.

  • Coups feu tirés par les groupes armés chaque nuit dans la ville de Bria, S/P Bria Depuis une semaine, des coups de feu sont entendus chaque nuit dans la ville de Bria. Aucun mouvement de populations ou autre conséquence humanitaire n’a encore été enregistré jusque-là en rapport avec cette situation.

Préfecture de la Ouaka

  • Résurgence des affrontements entre groupes armés à Ippy, S/P Ippy Déclenchés le 06 février au sud de Atongo-Bakari sur l’axe Atongo-Bakari – Banda où un des leaders AB avait trouvé la mort, les affrontements entre groupes armés ont encore éclaté à Ippy-centre le 10 février après plus d’un mois d’accalmie. Aucune information n’est disponible en ce moment quant aux conséquences humanitaires de ce nouvel épisode d’affrontements.

  • Visite de sensibilisation des parlementaires dans la Sous-préfecture de Kouango Dix (10) députés nationaux, élus de la Ouaka, effectuent depuis deux semaines une tournée de sensibilisation à la paix, à la cohésion sociale et au vivre auprès de l’ensemble des communautés locales de la préfecture de la Ouaka. L’étape de la sous-préfecture de Kouango s’est effectuée du 06 au 08 février 2018. Les questions humanitaires, notamment les besoins constatés et les réponses données ont été au menu de leurs entretiens avec les autorités locales et les leaders communautaires.

  • Reprise des patrouilles de la Force de la MINUSCA à Kouango, S/P Kouango, Reprise des patrouilles pédestres dissuasives de la Force Internationale (FI) basée à Kouango le 07 février en cours après suspension de plusieurs mois. Cette décision prise après l’arrivée d’un nouveau détachement la FI vise à rassurer la communauté et à dissuader toute action négative des groupes armés sur place.

Préfecture de la Basse-Kotto

Escalade d’actes de provocation à relent communautaire à Alindao, S/P Alindao Le 1 février, deux femmes à la recherche du bois de chauffe dans la périphérie de Alindao ont été exécutées par des personnes non identifiées. En représailles, les éléments d’un groupe armé ont tué, à leur tour, le 04 février, une personne assimilée aux Peulhs. Mécontents, les éléments d’un groupe rival ont tenté le même jour d’attaquer le site de déplacés de l’Eglise catholique de la ville de Alindao, mais la Force de la MINUSCA s’était interposée. Le 8 février, des accrochages entre les éléments de ces deux groupes ont eu lieu à 7 km au Sud de Alindao sur l’axe menant à Kongbo, faisant deux morts dont le chef du centre de santé de Tagbalé ainsi que quelques blessés dont trois cas sérieux référés à l’hôpital de Alindao le même jour. Ces accrochages sont survenus alors que certaines personnes commençaient déjà à retourner sur cet axe suite à l’accalmie observée depuis le mois de novembre 2017. Ces retournés (nombre non-disponible pour l’instant) ont dû se retrancher à nouveau dans la brousse.

  • Nouvelle vague des déplacés à Dimbi suite à l’attaque de Wanga, S/P Kembé Le 7 février, le village Wanga situé à 80 Km au nord-est de Mobaye a été attaqué par les éléments d’un groupe armé, causant un mort et un blessé. En conséquence, les sources locales à Dimbi ont indiqué avoir enregistré le même jour environ 60 personnes déplacés en provenance de ce village. Cette nouvelle vague des déplacés à Dimbi vient grossir le nombre d’environ 1 300 autres qui y étaient déjà depuis plus de 5 mois. En réaction, les éléments du groupe rival basés à Dimbi auraient conduit une expédition dans la zone, mais aucune information n’a jusque-là filtré sur la suite.
    Préfecture du Mbomou

  • Attaque du village de Derbissaka, induisant un mouvement des populations, S/P Rafai Le village Derbissaka situé à 175 km au nord de Rafaï, peuplé d’environ 2000 habitants, a été attaqué le 7 février par des hommes armés. Des sources locales rapportent 5 morts parmi les combattants et un blessé qui a été référé au centre de santé de Djéma. En plus, certaines personnes se seraient retranchées dans la brousse alors que d’autres se seraient dirigées vers Djéma. L’absence de réseau téléphonique dans cette zone reste un défi majeur pour suivre de près la situation humanitaire et en déterminer les besoins.

Préfecture du Haut-Mbomou

  • Criminalité dans et autour de Zemio par les groupes armés, S/P Zemio Déjà le 05, la présence des éléments LRA a été signalée dans la localité de Gbaranma, 5 Km de Zemio. Ces éléments armés auraient pillé certains biens des habitants dudit village et kidnappé une femme enceinte qui était dans son champ lors de leur retrait de la localité. Par ailleurs, les d’autres éléments armés basés à Zemio sont pointés du doigt dans beaucoup d’exactions perpétrées contre la population civile de la ville de Zemio, y compris les déplacés du site de la gendarmerie
UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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