Ce rapport a été produit par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il a été publié par le Sous-bureau OCHA de Kaga-Bandoro et couvre la période du 14 au 20 novembre 2016. Sur le plan géographique, il couvre les préfectures de Bamingui-Bangoran, Kémo, Ouham et Nana-Gribizi.
FAITS ESSENTIELS
• Arrivée de la FPU destinée à Kaga-Bandoro, le 18 novembre 2016 en début de la soirée pour renforcer la sécurité dans la zone
• Retour des travailleurs humanitaires à Bantagafo, le 18 novembre 2016, après une suspension temporaire d’activités
• 200 PDIs suite aux événements de Kaga-Bandoro, du 12 octobre, en familles d’accueil à Dekoa
• Libération par les GSA de la résidence du médecin chef de l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro, le 16 novembre 2016.
• Près de 50% des travaux d’aménagement du site de relocalisation des PDIs sont déjà réalisés par l’unité d’ingénierie de la MINUSCA
CONTEXTES SECURITAIRE ET HUMANITAIRE
Préfecture : Nana-Gribizi
La situation sécuritaire de la zone est relativement calme. Le 15 novembre 2016, un groupe de GAU, lourdement armés et en provenance du village de Blakaja, en direction de la ville de Kaga-Bandoro, a été stoppé à 25 Km de Ndometé par la MINUSCA. Cela fait suite aux attaques de deux éléments GAU par des éléments armés assimilés aux GSA.
Le 14 novembre un mouvement des GSA de Kaga-Bandoro vers Bria a été observé. Ces hommes armés pour éviter des altercations avec les forces de la MINUSCA au niveau du pont qui sépare les deux parties de la ville de Kaga Bandoro, ont dû organiser un transbordement au niveau de la rivière Nana. L’objectif de ce mouvement reste inconnu.
La force MINUSCA continue à renforcer ses actions pour favoriser le retour des PDIs en provenance des quartiers et regroupées à côté de la base de MINUSCA depuis le 12 octobre 2016. 3 nouvelles positions fixes ont été installées à Bamou, sur l’axe Botto, et entre Bissingalé et Ndomete. C’est dans cette dynamique que le 18 novembre de 2016, plus de 100 éléments de FPU - Rwanda sont arrivés à Kaga-Bandoro.
Certains bâtiments publics et privés sont occupés par les groupes armés. Ainsi, les maisons des particuliers principalement au quartier TP où certaines maisons abandonnées par les PDIs le 12 octobre sont occupées. Cela risque de retarder le retour des PDIs dans leurs quartiers. Entre temps, la résidence du médecin chef de l’hôpital préfectoral a été libérée suite à un plaidoyer de la communauté humanitaire.
Sur le plan humanitaire, les travaux d’aménagement du site pour la relocalisation des PDIs qui étaient sur les sites bien avant les incidents du 12 octobres se poursuivent par l’Unité d’ingénierie de la MINUSCA. Pour l’instant environ 50% des travaux sont réalisés. La relocalisation d’une première partie des PDIs est prévue à la fin du mois de novembre 2016.
Préfecture : Ouham
La situation sécuritaire est calme dans la zone mais reste tout de même inquiétante par rapport aux agissements des GAU suite aux rumeurs des arrivées des GSA dans la zone. Ces agissements suivis de l’installation des barrières sont régulièrement accompagnés des exactions (vol, raquette) sur la population civile. A Markounda suite au retrait de la force MINUSCA, les groupes armés ont repris le contrôle de la sous-préfecture tout en érigeant des barrières notamment au village Gbangora à 12 km de la ville.
A Batangafo, du 13 au 14 novembre 2016, la force MINUSCA ont contraint les GAU occupant le local de la mairie à le libérer. Pendant cette opération, une personne accusée de sorcellerie gardée en garde à vue a été libérée. Egalement une barrière érigée sur l’axe Bouca à la sortie de Batangafo a été démantelée par la force MINUSCA.
Sur le plan humanitaire, à Batangafo, il s’observe un retour du personnel humanitaire qui a été relocalisé temporairement à Bangui depuis après le dernier cambriolage de la base d’un acteur humanitaire. Ces partenaires annoncent la reprise de ses activités à partir du 21 novembre 2016.
Préfecture : Kemo
La situation sécuritaire est relativement calme cette semaine à l’échelle préfectorale de la Kémo. Toutefois, la présence d’un groupe de GAU en provenance de Bouca est signalée à Dekoa par les autorités locales. Ce groupe est impliqué dans divers actes de pillage notamment les cambriolages en fin d’octobre au village Dissikou. Deux éléments de ce groupe ont été interpellés par la MINUSCA et remis à la gendarmerie.
Sur le plan humanitaire, on note une arrivée continue à Dékoa des PDIs liées aux violences du 12 octobre dernier à Kaga-Bandoro. Selon un partenaire humanitaire, plus de 200 PDIs seraient en famille d’accueil à Dekoa. Ces personnes qui ont quitté les villages du sud de Nana Gribizi (Mbiti, Ngouvota et Dissikou) seraient pour la plupart dépourvues de leurs biens alimentaires et non alimentaires se trouveraient dans une situation de précarité.
Disclaimer
- UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
- To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.