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République Centrafricaine - Évaluation multi-sectorielle des besoins (MSNA) : résultats clés (MSNA | août 2021)

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Contexte

Depuis le coup d’Etat de 2013, la République centrafricaine (RCA) est en proie à une crise prolongée et complexe. Malgré les espoirs soulevés par les accords de paix de février 2019 qui devaient favoriser un dialogue entre le gouvernement et les différents groupes armés, la situation s’est dégradée durant l’année 2020, particulièrement lors du processus électoral de décembre, qui a provoqué une nouvelle crise militaro-politique. Les conséquences humanitaires de ces années de conflits sont extrêmement préoccupantes, voire catastrophiques pour des populations affectées toujours plus nombreuses. À cela s’ajoutent des désastres environnementaux comme des inondations et des sècheresses cycliques, aggravées par le changement climatique global. La pandémie de la COVID-19 depuis le printemps 2020 a également participé à approfondir et complexifier certains besoins.

Dans ce contexte, et afin de mieux comprendre les conditions de vie des ménages dans les différentes zones du pays et au sein de différents groupes de population, et dans le but d’informer le cycle de programmation humanitaire (HPC) pour 2022, le groupe de coordination inter-cluster (ICCG) du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le groupe de travail sur l’évaluation et la gestion de l’information (IMAWG), avec le soutien de REACH, ont conduit une évaluation multisectorielle des besoins (MSNA) pour la troisième année consécutive en RCA.

Methodologie

Du 19 juin au 26 août 2021, plus de 14 000 enquêtes ménages ont été réalisées dans 62 souspréfectures auprès des quatre groupes de population ciblés (personnes non déplacées, personnes retournées ou rapatriées, personnes déplacées internes (PDI) en site ou lieu de regroupement et PDI en famille d’accueil). L’échantillon a été établi par une méthodologie en grappes stratifiées en deux étapes par aire géographique et groupe de population.
Les résultats sont donc représentatifs pour les groupes de population ciblés au niveau préfectoral et indifféremment des groupes de population au niveau sous-préfectoral, avec un niveau de confiance de 92 % et une marge d’erreur de 10 %. Après une phase de nettoyage de données, 13 325 enquêtes ont été retenues pour l’analyse finale.