CAR

République centrafricaine : Termes de référence pour la mise en place d’un groupe de travail gouvernance de l’eau

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1. Contexte

La RCA traverse une série de crises socio-politiques depuis 2005 ayant pour conséquences la déchirure du tissu social et la dégradation des conditions de vie des populations déjà précaires avant la crise. Cette crise a mis en mal le fonctionnement des structures de l’Etat, en dégradant les structures communautaires et traditionnelles, et en fragilisant davantage les conditions d’accès à l’eau potable ce qui se traduit par un manque de suivi des infrastructures d’approvisionnement d’eau potable. Selon le document des normes et directives du Ministère de l’Hydraulique et de l’Energie, le taux d’accès à l’eau potable reste bas et représente 32% à cela s’ajoute la problématique d’accès aux pièces détachées du parc des pompes à motricité humaine de la RCA

Les progrès enregistrés au cours de cette année dans le processus politique et la consolidation de la paix a permis de constater l’amélioration progressive de la situation sécuritaire par la diminution des attaques des groupes armés. Le déploiement progressif de l’État s’est matérialisé par la diminution de conflits inter communautaires et par l’amélioration de la cohésion sociale avec comme résultat le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine. Cependant ces populations retournées et autochtones font souvent face à d’innombrables besoins multisectoriels. Dans le secteur de l’Eau Hygiène et Assainissement, les différents défis auxquels font face les populations retournées et autochtones se résument en : la surexploitation des points d’eau due à la pression démographique sur les ouvrages existants, la réhabilitation des points d’eau en panne et la réalisation de nouveaux points d’eau. Par ailleurs, l’absence des structures techniques de l’Etat (ANEA et DGH) dans les différentes préfectures pour le respect des standards nationaux et l’accompagnement des communautés dans la gestion et la maintenance des infrastructures pour le suivi sur le terrain constituent un maillon faible à combler. Enfin, l’absence de guide de formation des comités d’eau et des artisans réparateurs des pompes ainsi que le manque d’une base de données fiable auprès des structures techniques de l’Etat (ANEA, DGH) pour un suivi effectif du niveau de couverture en eau dans le pays constituent les principaux défis à relever.

Malgré les efforts des acteurs humanitaires soutenant les réponses d’urgence en eau, le taux de couverture en eau reste très bas. De ce fait, les enjeux principaux d’amélioration des conditions d’accès aux services EAH seront focalisés sur les axes stratégiques suivants :

  • L'augmentation du taux de couverture en eau potable à travers la mise en œuvre des principes de la gouvernance de l’eau.
  • Le renforcement des moyens de suivi des activités de la gouvernance de l’eau par l’ANEA et la DGRH en termes de formation, d’équipement et la mise en place d’une base de données des infrastructures WASH.
  • Le plaidoyer pour la mise en place d’un réseau d’approvisionnement en pièces détachées
  • Le plaidoyer pour la mise en place des associations locales des consommateurs de l’eau afin de faciliter la coordination de la gestion des points d’eau en milieu rural. Ce plaidoyer prend en compte l’élaboration de textes juridiques pour donner une dimension légale à ces associations.
    C’est au regard des objectifs du Cluster WASH entre autres l’amélioration de la couverture en eau de façon durable et conformément aux textes réglementaires existants que le Groupe de travail Gouvernance de l’eau a été mis en place