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République centrafricaine : Suivi de la situation humanitaire des zones difficiles d’accès, février - avril 2021

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Ce document présente une analyse des principales données quantitatives et qualitatives collectées auprès d’informateurs clés (IC), concernant la situation humanitaire dans les localités situées à proximité de 51 axes et évaluées durant les mois de février, mars et avril 2021. Les résultats présentés ci-dessous ne sont pas statistiquement significatifs et doivent donc être considérés comme indicatifs de la situation humanitaire des localités à proximité des axes évalués. Voir méthodologie p. 10.

Principaux résultats

Dynamique des mouvements de population • Déplacements importants de population dans la macro-zone sud-est 1 suite à des chocs dus aux conflits armés. • Forte concentration de personnes déplacées internes (PDI) dans la préfecture du Haut-Mbomou et dans la préfecture de Haute-Kotto. • Mouvements de retour importants dans la Basse-Kotto et à un niveau moins élevé dans le nord-ouest malgré une situation sécuritaire fragile.

Protection • Sentiment d’insécurité particulièrement élevé dans le nord-ouest, notamment à cause de la présence d’éléments armés et la criminalité. • Risque généralisé de violences basées sur le genre (VBG) et de mariage forcé et / ou précoce pour les filles.

Éducation • La majorité des établissements sont ouverts suite à la pandémie de COVID-19, mais souffrent d’un manque grave de personnel qualifié • Les risques sécuritaires pour accéder à l’école sont élevés, notamment dans le nord-ouest.

Abri • Manque d’abris adéquats pour tout type de population dans la Vakaga, le Haut-Mbomou, et localement à Rafaï, Mingala, Alindao et Kembé, du fait notamment de destructions liées à des affrontements armés. • Cas rapportés de personnes ne disposant d’aucun abri dans la Vakaga, la Basse-Kotto et le Haut-Mbomou.

Biens non-alimentaires (BNA) • Manque notable de BNA dans toutes les zones couvertes, notamment dans le nord-est.

Sécurité alimentaire • Production agricole affectée par l’insécurité générale, avec des conséquences sur les stocks des ménages les plus fragiles. • Hausse des prix généralisée sur le territoire, impactant les faibles revenus. • Mise en place de stratégies de survie et mécanismes d’adaptation par les populations, principalement la consommation de produits issus de la cueillette et de la brousse et la consommation de semences.

Moyens de subsistance • Manque de semences et d’outils comme premier obstacle pour pratiquer l’agriculture dans le nordest et le sud-est 1. • Manque d’accès sécurisé aux champs dans le nord-ouest, le nord-est et le sud-est 1. • Manque de moyens financiers rapporté dans le sud-est 2.

Santé • Établissements de santé souvent éloignés pour les communautés, impliquant notamment des accouchements à domicile fréquents. • Manque de médicaments, de personnel, d’infrastructures fonctionnelles suffisamment proches et un coût trop important des soins. • Rareté des infrastructures de santé prenant en charge les patients suspectés ou atteints de COVID-19. • Pillage des établissements de santé dans le sud-est 2.

Eau, hygiène et assainissement (EHA) • Faible présence de points d’eau améliorés fonctionnels, notamment dans le sud-est. • Accès insuffisant à l’eau dans une proprtion importante de localités évaluées dans le nord-ouest. • Pratique de la défécation à l’air libre (DAL) très répandue dans le sud-est 2 et le nord-ouest. • Manque généralisé d’accès au savon.