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République centrafricaine: Signature d'un nouveau plan d'action pour protéger les enfants

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New York, 5 juillet 2019 - Le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), un groupe armé appartenant à la Coalition ex-Séléka et signataire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine, a signé avec les Nations Unies un plan d'action pour mettre fin aux violations graves contre les enfants.

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé, Mme Virginia Gamba, se félicite de la signature de ce plan d’action et demande sa mise en œuvre immédiate.

Le plan d'action porte sur les quatre violations graves pour lesquelles le FPRC est répertorié dans les annexes du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, à savoir le recrutement et l'utilisation d'enfants, les meurtre et mutilation, le viol et autres formes de violences sexuelles et les attaques contre les écoles et les hôpitaux, et inclut également l'enlèvement et le déni d'accès humanitaire, afin de renforcer les efforts de prévention.

« L'ONU et ses partenaires soutiendront la mise en œuvre de ce plan d'action, » a déclaré la Représentante spéciale. « J'appelle tous les groupes armés en République centrafricaine à immédiatement mettre fin aux violations graves contre les enfants et à prévenir de futures violations, à libérer les enfants de leurs rangs et, le cas échéant, à adopter des plans d'action avec les Nations Unies,» a-t-elle ajouté.

Dans le cadre de ses efforts pour protéger les enfants contre les violations graves et promouvoir l’application du principe de responsabilité en République centrafricaine, l'ONU encourage les groupes armés à prendre des mesures concrètes pour empêcher leurs éléments de commettre des violations graves des droits de l’enfant, tels que la publication de directives de commandement interdisant les recrutement et utilisation d'enfants, ainsi que l’adoption de plans d'action.

La Représentante spéciale s'est rendue en République centrafricaine plus tôt cette année. Elle a rencontré à Kaga Bandoro des groupes armés associés à la Coalition ex-Séléka, notamment le FPRC, ainsi que des milices associées aux anti-Balakas, afin de plaider en faveur d'une action rapide pour mettre fin aux abus à l'égard des enfants. Au cours de sa visite, elle a également encouragé le gouvernement à élaborer un plan national de prévention des violations graves contre les enfants en y incluant les 14 groupes armés signataires de l'accord de paix, avec le soutien de l'ONU.

La signature du plan d'action fait suite à d’autres engagements pris par le FPRC, notamment l'émission d'un ordre de commandement en 2017 afin d'identifier et séparer tous les enfants de ses rangs, ainsi que d'accorder un accès illimité à l'ONU à des fins de vérification; le groupe avait également nommé quatre points focaux pour la protection de l'enfance au cours de cette même année.

Le plan d'action avec le FPRC est le deuxième signé par un membre de la coalition de l'ex-Séléka. Le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) a également signé un plan d'action avec l'ONU en mai 2018. La Représentante spéciale continuera à agir pour que ces plans d'action soient pleinement mis en œuvre.

Malgré ces développements positifs, les groupes armés continuent de commettre des violations graves contre les enfants en RCA. De plus la Représentante spéciale réaffirme l’importance de mettre fin aux attaques contre les humanitaires et encourage l’application des dispositions de l’accord de paix du 6 février relatives à la cessation des hostilités, lesquelles traitent des six violations graves commises contre les enfants. Elle rappelle que le soutien aux programmes de réintégration doit être une priorité car les enfants continuent d'être libérés des groupes armés et doivent pouvoir compter sur le soutien nécessaire à leur réinsertion et à la reconstruction de leur vie.

Note aux rédacteurs:

Les résolutions 1539 (2004), 1612 (2005), 1882 (2009), 1998 (2011), 2225 (2015) et 2427 (2018) sur les enfants et les conflits armés établissent des mesures et des outils pour mettre fin aux violations graves commises contre les enfants par la création d'un mécanisme de surveillance et de communication de l’information et l'élaboration de Plans d'action pour mettre fin aux violations par les parties listées dans les annexes du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés.

En République centrafricaine, les trois parties au conflit figurent dans les annexes du rapport annuel du Secrétaire général. Il s’agit de l’Ex-Séléka et des groupes armés qui lui sont associés (recrutement et utilisation, meurtres et mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle, attaques contre des écoles et des hôpitaux); des Milices de défense locales connues sous le nom d’anti-balaka (recrutement et utilisation, meurtres et mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle); et de l’Armée de résistance du Seigneur (recrutement et utilisation, meurtres et mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle, enlèvements).

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Pour plus d'informations veuillez contacter:

Fabienne Vinet
Chargée de communication, Bureau de la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés
+1 917 288 5791, vinet@un.org