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République centrafricaine (RCA) : Analyse de l’insécurité alimentaire aigüe de l'IPC, avril - août 2022 (publié en avril 2022)

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VUE D’ENSEMBLE

Dans la période d’avril à août 2022, correspondant à la période de soudure dans la plupart des zones agro-climatiques du pays, il est estimé qu’au total 2,2 millions (45% de la population totale analysée font face à une insécurité alimentaire (IA) aiguë élevée. Ces chiffres restent parmi les plus élevés que la RCA ait connus confirmant ainsi la persistance d’une forte prévalence de l’insécurité alimentaire aiguë. Pendant cette période de soudure, en l’absence d’assistance alimentaire, il est estimé que 13% de la population sont en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 32% sont en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC), soit respectivement environ 640,000 personnes en urgence et environ 1,6 millions de personnes en situation de crise. Dans la ville de Bangui, plus de 153,000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase 3 et 4 de l’IPC).

Les sous-préfectures avec une prévalence très élevée d’insécurité alimentaire sont notamment, Obo, Zémio, Bakouma, Bangassou, Gambo, Rafai, Kaga-bandoro, Bocaranga, Bossemtélé, Bozoum, Koui et Ngaoundaye (entre 65% et 75%). Parmi les 22 zones classées en Phase 4, les sous-préfectures de Bocaranga, Koui, Ngaoundaye et d’Obo enregistrent au moins 30% de la population en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC). Les autres sous-préfectures classées en phase 4 enregistrent entre 20 et 25% de la population en situation d’Urgence. Il s’agit notamment de Bamingui, Alindao, Mingala, Satéma, Zangba, Bambouti, Zémio, Bria, Dékoa, Mala, Bakouma, Ouango, Kaga-Bandoro, Bakala, Ippy, Kouango, Batangafo, Kabo et Bozoum. Les ménages les plus affectés sont les ménages vivant dans des zones de conflits subissant des pillages de leurs récoltes ou obligés de se déplacer laissant derrière eux leurs moyens d’existence. Les zones avec une forte présence des personnes déplacées et celles avec des effectifs significatifs des populations retournées font aussi face à une insécurité alimentaire aigue élevée en raison de la pression sur les moyens d’existence.