République Centrafricaine : Région : Est, Bambari - Rapport hebdo de la situation no 36 (10 septembre 2017)

Ce rapport a été produit par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il a été publié par le Sous-bureau OCHA Bambari et couvre la période du 4 au 10 septembre 2017. Sur le plan géographique, il couvre les préfectures de la Ouaka, Basse Kotto, Haute Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou et Vakaga

FAITS ESSENTIELS

  • De affrontements entre deux factions rivales d’un groupe armé à BriaCentre à la base de nouveau mouvements de population et de la restriction de l’accès humanitaire dans la ville ;

  • Les installations d’une organisation humanitaires pillées par des éléments d’un groupe armé à Bria ;

  • Initialement prévue pour le 11 septembre, le début de la distribution des vivres PAM en faveurs des déplacés à Bria s’avère hypothétique en raison de la tension qui persiste dans la ville ;

  • 8 000 personnes déplacés à Kongbo et 25 000 à Alindao assistées en vivres du PAM cette semaine ;

  • Environ 15 000 personnes déplacées signalées par une mission humanitaire dans le village Mbopouloubou (environ 60 Km sur l’axe AlindaoMingala).

CONTEXTES SECURITAIRE ET HUMANITAIRE

Préfecture de la Haute-Kotto

  • De violents combats entre deux factions rivales d’un groupe armé ont eu lieu dans la ville de Bria les 7 et 8 septembre. Le bilan précis reste inconnu, mais des sources des quartiers Bornou, Lassimi et Fadama où s’étaient concentrées les hostilités ont fait état d’au moins une dizaine de corps aperçus jonchant les rues, tandis que les milieux hospitaliers font état d’une cinquantaine de blessés (civils et combattants confondus) qui sont pris en charge dans deux structures sanitaires locales. Des informations font également de la destruction de maisons des civils, ainsi que d’obus qui seraient tombés dans les quartiers. Des déplacements de populations fuyant les quartiers affectés par les combats ont par ailleurs été observés, principalement vers le site PK3 mais aussi vers le Quartier Gobolo. Malgré l’arrêt des hostilités, la situation dans la ville de Bria reste imprévisible en raison de la tension qui demeure vive entre les belligérants qui continuent à se faire face au niveau du Pont Samba qui relie le Quartier Bornou (fief de l’un des camps) et le Centre-ville. Les différentes tentatives de médiation entreprises par des leaders communautaires et religieux se sont avérées infructueuses jusque-là. Cette escalade de violence était redoutée depuis plusieurs semaine en raison de la tension qui régnait entre les deux camps.

  • Implications sur les acteurs humanitaires : Dans la nuit du 8 au 9 septembre, les bureaux d’une organisation humanitaire, situés à l’entrée du Quartier Bornou/Bria, ont été pillée totalement par des éléments d’un groupe armé. Selon les premières informations, outre le matériel de bureau et le mobilier, les pillards ont emporté un véhicule et plusieurs intrants humanitaires (NFI et moustiquaires) qui étaient stockés dans les installations de ce partenaire. Les installations de l’organisation humanitaire concernée sont situées à proximité de la ligne de démarcation entre les deux belligérants. Le 4 septembre déjà, un staff de la même organisation avait été blessé au couteau par des éléments de l’une des factions, et le véhicule de l’ONG endommagé. Les combats des 7 et 8 septembre et la tension subséquente ont contraint les acteurs humanitaires au confinement de leur staff ; ce qui entraîne de fait la suspension de toutes les activités de ces derniers, en dehors de la réponse médicale d’urgence.

  • Le 2 septembre, des affrontements entre deux groupes armés ont signalés dans le village Ngouangoa situé à 19 km de Bria sur l’axe Bria-Ouadda. Plusieurs villages de ce dernier axe auraient été incendiés lors de ces affrontements.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

To learn more about OCHA's activities, please visit http://unocha.org/.