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République centrafricaine : Ouaka Prefecture - Des milliers de personnes risquent d’être déplacés à nouveau - Point de situation No. 1, 23 février 2017

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Ce rapport est produit par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est diffusé par OCHA RCA et couvre la journée du 22 février 2017

I. POINTS SAILLANTS/PRORITES

  • 30 000 personnes pourraient être déplacées

  • 300 personnes vivent en enclave à Ippy

  • Le Chef de l’UPC, Ali Darrassa, quitte Bambari

II. Aperçu de la situation

  • Le Chef l’UPC, Ali Darrassa, a choisi de respecter la décision de la MINUSCA de faire de Bambari «une ville sans groupes armés ». Par un communiqué de presse, il a informé de son intention de quitter cette ville pour une destination encore inconnue où il réinstallerait son Etat-Major. Toutefois, il semblerait qu’il ait choisi la localité de Maloum, à 63 km au nord de Bambari pour sa première halte. Maloum accueille près de 4 000 nouveaux déplacés venus de localités de la Haute et Basse Kotto ainsi que de la Ouaka où des groupes armés rivaux se sont affrontés (Liwa, Ndjoubissi, Ndassima, Ippy, Bélengo, Mbroutchou et Atongo-Bakari). Quel que soit la destination finale retenue par Darrassa, la présence de son groupe constituera une menace pour les civils de cette localité.
  • Bambari pourrait aussi accueillir un grand afflux de déplacés, plus de 30 000, provenant des localités traversées par Darrassa et ses hommes. La ville abrite déjà 45 000 déplacés et a une population de 160 000 habitants. Après son départ, Bambari est restée calme malgré une tension encore fortement perceptible. La ville demeure un foyer de tension (hotspot).
  • De même, à Ippy, l’instabilité a contraint plus de 300 personnes d’une communauté à risque à vivre en enclave. Leurs conditions de vie appellent une réponse humanitaire urgente. Elles font déjà l’objet de menaces et d’attaques dont la dernière date du 21 février.

III. Besoins humanitaires et réponse

La communauté humanitaire a préparé un plan de contingence avec plusieurs scénarii. Il peut être activé à tout moment. Le besoin prioritaire reste la protection des civils. Le Plan couvre aussi les clusters suivants : Santé/ nutrition; protection; CCCM/NFI/Abris; eau, hygiène et assainissement; et la logistique.

IV. Coordination

OCHA a entrepris un plaidoyer fort auprès des parties au conflit, des autorités locales ainsi qu’auprès de la Force internationale (coordination civilo-militaire) pour préserver l’espace et l’accès humanitaire. Ce plaidoyer inclut aussi le respect des engagements pris dans le cadre du Droit international humanitaire, de la protection des civils et du respect des droits de l’Homme. OCHA et le Coordonnateur humanitaire ai. ont obtenu l’émetteur qui permettra de relancer la radio communautaire de Bambari. Cet outil est très important pour communiquer directement avec les communautés.

V. Financement

Le financement du Plan de réponse humanitaire (PRH) pour 2017 est de 399,5 millions de $ américains. OCHA encourage les partenaires et les bailleurs à rapporter leurs financements à travers le Financial Tracking Service (FTS- http://fts.unocha.org; fts@un.org). Cette action collective permet de suivre le taux de financement du Plan de réponse humanitaire, analyser les gaps et les besoins et prendre les décisions stratégiques appropriées pour l'allocation des fonds.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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