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République Centrafricaine Monitoring de protection Factsheet | Août 2020

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651 incidents de protection ont été collectés et documentés en août 2020 dans le cadre du projet de monitoring de protection (au total, ce sont 6,512 incidents de protection qui ont été rapportés depuis le début de l’année 2020). De manière générale, le nombre d’incidents par préfecture est en baisse en dehors de la Kémo (+ 19%) et de l’OuhamPendé (+ 22%). C’est dans la Bamingui-Bangoran que la plus importante baisse a été constatée (- 58%). En effet, la situation sécuritaire à Ndélé et dans ses environs s’est considérablement améliorée au cours du mois d’août ce qui a amené à la signature d’un accord de paix le 27 août 2020.

La situation sécuritaire dans le nord-ouest du pays demeure instable. L’opération ‘A la Londo’ de la MINUSCA et des FACA visant à lutter contre les SRI a entrainé une hausse de la criminalité dans la zone de Bouar – Koui – Bocaranga – Ngaoundaye – Paoua en raison des incidents liés aux SRI. On observe, par ailleurs, que les incidents VBG (surtout les violences sexuelles liées au conflit) sont en hausse (+ 33%) en août par rapport au mois de juillet.

De plus, il a constaté que 16 et 12% des violations de droits humains rapportées respectivement dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé ont été attribuées aux forces armées tchadiennes qui extorquent et violentent les populations civiles vivant le long de la frontière entre la RCA et le Tchad.

De même, l’activisme des groupes armés a été particulièrement intense dans la Nana-Gribizi où 37.5% des incidents de protection sont des violations du droit à la propriété. Les groupes armés, en quête de moyens de survie et financiers, s’attaquent aux civils, et particulièrement à la population hôte dont l’accès aux richesses est plus facile que pour les populations en déplacement.

Les incidents VBG représentent plus de 50% du total des incidents de protection rapportés au cours du mois d’août.
Notamment, 11 mariages forcés ont été rapportés en l’espace d’un mois, ce qui y considérablement supérieur à la moyenne mensuelle (+/- 5). Parmi ces cas, 6 l’ont été à Birao où 12 mariages forcés ont été documentés depuis le début de l’année. Pour lutter contre ce phénomène, les moniteurs de protection vont renforcer les activités de sensibilisation afin de susciter une prise de conscience au sein des communautés au sujet des risques de protection liés aux mariages forcés.

Les violations du droit à la vie/intégrité physique, quant à elles, sont en léger recul. En effet, le nombre d’homicides rapportés à l’échelle nationale a fortement baissé (de +/- 50%) par rapport au mois du juillet. De même, les incidents impliquant des coups et blessures ont diminué à l’échelle globale et à plus forte raison sur le site Pk3 de Bria (- 45%) ainsi qu’à Ndélé (- 75%).