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République centrafricaine : Key Message Update - Les prix des denrées de base restent élevés malgré la récolte en cours - November 2019

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Key Messages

En novembre, les conflits intermittents, la faible production agricole et les prix élevés des denrées alimentaires continuent de limiter l’accès aux aliments et d’entraîner la phase Crise (Phase 3 de l’IPC) dans les préfectures à l’est et au nord-est. Les affrontements de groupes armés intervenus en octobre (à Amdafok dans la Vakaga et Bambouti dans le Haut-Mbomou) ont entrainés des déplacements de populations vers Bria. Ces évènements augmentant les besoins d’assistance dans les préfectures de Haute-Kotto et Haut-Mbomou, où déjà les personnes déplacées internes (PDIs) représentent respectivement 106 pour cent et 68 pour cent de la population. L'accès à l'aide humanitaire reste faible à Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haute-Mbomou. Toutefois, l’aide alimentaire a touché 12 665 PDIs et populations hôtes dans la Vakaga, ce qui correspond à 19 pour cent de la population.

Après que des précipitations supérieures à la moyenne aient entraînées des inondations le long des fleuves Oubangui et Ouaka en octobre, les précipitations sont généralement revenues à des niveaux normaux et minimaux en novembre. Toutefois, tandis que dans les localités touchées par les récentes inondations, au moins 57 000 personnes sont dépendant de l’assistance alimentaire et des marchés car outre les habitations, ces inondations ont détruit leurs champs et emporté les réserves alimentaires. L’assistance alimentaire (distribution de biscuits énergétiques et de rations alimentaires pour 20 jours) a été focalisée sur les victimes des inondations dans les préfectures de Bangui et de la Lobaye au profit de 4 629 et 1 175 ménages respectivement.

Dans d'autres régions du pays, la fin progressive de la saison des pluies a généralement facilité l'assèchement et le stockage de la récolte principale, ce qui améliore les disponibilités alimentaires au niveau des ménages. L'approvisionnement en aliments de base sur le marché s'améliore également, mais les prix des aliments restent élevés en raison de l'impact des taxes illicites, les dommages aux infrastructures routières, et les exactions de groupes armés sur le coût de transport des produits alimentaires. En novembre, le prix d'une cuvette de maïs ou de manioc était supérieur de 25 à 50 pour cent au prix de novembre 2018 sur les principaux marchés urbains de référence.