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République centrafricaine : Key Message Update - Crise (Phase 3 de l'IPC) prévaut dans les sous-préfectures avec de fortes proportions de PDIs, Octobre 2018

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Messages clés

La mise à jour de l’analyse IPC publié en septembre 2018 a confirmé que les niveaux les plus élevés d’insécurité alimentaire aiguë sont dans les sous-préfectures où se concentrent les personnes déplacées (PDIs), ce qui exerce aussi une pression sur les moyens d’existence des communautés hôtes. Selon la Commission des Mouvements de Population, le nombre de PDIs a augmenté de quatre pour cent entre aout et en septembre pour s’établir à 642 842 personnes, principalement concentrées dans les préfectures de Mambéré-Kadéï, Mbomou, et Ouaka. En générale, la plupart des PDIs et certaines communautés hôte sont en Crise (Phase 3 de l’IPC) en l’absence d’assistance, bien que certains ménages (moins de 20 pour cent) puissent connaître des résultats encore pires.

Bien que les niveaux de violence globalement aient diminué – attribués aux accords de paix locaux ainsi qu’aux programmes de réduction de la violence communautaire et de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) – la violence contre les civiles et les acteurs humanitaires reste une préoccupation grave, en particulier dans les préfectures de Haute-Kotto, Nana-Grebizi, Ouham et Ouaka. Par exemple, les flambées de violence à Bria au début du mois d’octobre ont entraîné 1 327 PDIs supplémentaires enregistrés sur le site de PK3 Entre août et septembre, 39 vols à main armée des installations humanitaires ont été perpétrés, impliquent des violences physiques contre le personnel et forcent plusieurs organisations à suspendre leurs opérations.

Dans les préfectures relativement stables, les ménages hôtes et déplacés se livrent à des activités de récolte. Les récoltes sont généralement inférieures à la moyenne d’avant la crise, en raison des impacts négatifs du conflit et des déficits cumulés en pluies, mais les ménages consomment deux repas par jour à partir de leur propre production et des produits de chasse, de cueillette et de pêche. L’installation des bases opérationnelles temporaires mixtes MINUSCA et FACA et le lancement du DDR devraient continuer à améliorer progressivement la sécurité et les résultats de la sécurité alimentaire. Cependant, les ménages continueront à éprouver des difficultés à reconstituer leurs moyens d’existence tant que l’accès au marché sera difficile et que les groupes armés auront souvent recours à des extorsions et à des pillages.