République centrafricaine : Développement de l’entrepreneuriat agricole des femmes et des jeunes

Contexte

La République centrafricaine est dotée d’immenses ressources naturelles, le pays compte environ 16 millions d’hectares de terres arables ainsi que d’importantes réserves en eau propice à la production agricole et sylvopastorale. Cependant, leur exploitation a été entravée par des années de sous-investissement, de mauvaise gestion, de pillage et de conflits militaro-politiques. Classée comme un des pays les plus pauvres de la planète, la République centrafricaine dépend d’une économie largement dominée par le secteur primaire et environ 75 pour cent de la population tire ses moyens d’existence de l’agriculture.

Les femmes représentent environ 51 pour cent de la population et malgré leurs responsabilités pour assurer la subsistance de leur ménage, leur autonomisation et leur participation active dans la vie socio-économique du pays restent limitées. La situation est similaire pour les jeunes alors que plus de 70 pour cent des Centrafricains ont moins de 35 ans. L’exclusion sociale et économique de ces groupes renforce leur sentiment d’injustice sociale, ce qui constitue un défi pour la paix et la stabilité du pays.

Autant le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix que les Accords de Paix signés à Khartoum en février 2019 soulignent l’importance de la relance du secteur agropastoral, de la sylviculture et de la pêche pour stimuler le relèvement et la croissance économique du pays, fournir des opportunités d’emploi à la population, renforcer ses moyens de subsistance et ainsi consolider la paix de manière durable.

Objectifs

• Relancer les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la sylviculture et de la pêche pour générer des dividendes de paix immédiats auprès de la population et contribuer à la stabilité du pays.

• Créer des opportunités d’emplois durables et attractives en soutenant l’entrepreneuriat agricole et l’amélioration des chaînes de valeurs des filières porteuses.

• Renforcer la résilience des femmes et des jeunes par la mise en oeuvre d’approches de développement communautaire stimulant l’entrepreneuriat agricole (caisses de résilience, champs école paysan, clubs Dimitra, etc.).

• Améliorer l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes ainsi que la capacité organisationnelle de leurs groupements.