République centrafricaine : Aperçu humanitaire (28 août au 3 septembre 2017)

Préfecture de Nana-Gribizi / Sous-préfecture de Kaga-Bandoro / Kaga-Bandoro

Sécurité alimentaire : Les difficultés d’accès aux champs et travaux agricoles demeurent une des difficultés auxquelles font face les PDIs installés dans les sites du fait de la présence des groupes armés sur les axes. Du 16 au 31 Août 2017, un acteur humanitaire a distribué 125 tonnes de vivres à 12 470 PDIs sur les sites de la MINUSCA, Kando et Kabah.

CCCM/NFI/Abri : Après la crise du 29 juillet survenue sur l’axe Ouandago au niveau du village Kpokpo et ses environs, une partie de la population dudit village s’est réfugiée sur le site de Lazare par peur de représailles des groupes armés. Ceux-ci éprouvent de difficultés à s’installer où ils occupent les Espaces Amis d’Enfant Un acteur a distribué des kits NFI à 750 ménages PDIs nouvellement installés sur le site de Lazare

Préfecture de l’Ouham / Sous-préfecture de Batangafo / Batangafo

Protection : Pour permettre aux parents retournés dans leurs villages d’origine de promouvoir les droits des enfants, un acteur humanitaire a organisé des Ateliers de formation en faveur des membres des réseaux communautaires de protection de l’enfance des villages Ngapele, Bamara-Kassai et Bozoro.

Au total, 29 hommes et 25 femmes ont participé à cette formation dont 12 Animateurs des EAE, 20 membres des réseaux communautaires et 22 Volontaires Nutritions des villages Ngapele et Bamara-Kassai. L’insécurité reste la contrainte majeure sur les axes et limite ces activités.

EHA : L’insuffisance des espaces sur les sites de regroupements créée d’énormes difficultés d’installation des latrines et douches d’urgences en faveur des PDI. Pour pallier à cette difficulté, un acteur humanitaire en partenariat avec la Croix Rouge locale ont procédé aux vidanges des latrines et douches d’urgences existantes sur certains sites. Les difficultés majeures sont principalement le manque d’activité de EHA dans les périphéries à cause de l’insécurité et le vol de la motopompe d’approvisionnement du château de Batangafo par un groupe armé.

Préfecture de Haute Kotto / sous-préfecture de Bria / Bria

A Bria, la situation reste volatile. Les tensions régnant entre les groupes armés, laissant craindre de nouveaux affrontements dans la ville. Sur les axes, la situation se dégrade avec des affrontements rapportés. Le bilan des combats sur les axes autour de Bria, au courant de la semaine, rapporte 7 personnes tuées dans une ferme au Sud-Est du site des déplacés de PK3, 7 morts sur l’axe Bria-Ippy et 3 dans le village Mbaro, sur axe Aïgbando.

Dans les villages Ngoungoa (19 Km de Bria) et Boungou 2 (25 Km), sur l’axe Bria-Ouadda, deux accrochages ont eu lieu le 26 août entre les groupes armés. Plusieurs civils (nombre non précisé) y auraient trouvé la mort.

A Sam-Ouandja (environ 320 km de Bria), une attaque attribuée à des présumés éléments de la LRA a été rapportée le 2 septembre 2017 dans un chantier. Les premières informations font état de plusieurs civils (nombre non précisé) tués dans l’attaque.

Mouvement de population : Environ 600 nouveaux ménages déplacés ont été enregistrées par un partenaire humanitaire sur le site de l’église CEBI et dans les familles d'accueil au Quartier Bornou à Bria. Ces personnes se sont déplacées en raison des récents affrontements (entre le 20 et le 25 août) entre les groupes armés sur les axes autour de Bria (Bria-Ippy, Bria-Irabanda, Bria-Ouadda et Bria-Yalinga). Ce chiffre reste provisoire car le partenaire poursuit l’enregistrement des personnes qui continuent d’affluer.

Préfecture de la Ouaka / Sous-Préfecture de Kouango / Rendekouzou

Mouvement de population : Il est rapporté la présence de 252 rapatriés spontanés revenues de la RDC, qui se sont établis dans le village Rendekouzou (55 Km au sud-est de Kouango). Ces personnes seraient revenues progressivement au cours des trois dernières semaines. Ces retours seraient encouragés par la relative stabilité qui règne dans la zone, mais aussi par le souci de relancer la culture du café. Les besoins de ces personnes s’exprimeraient principalement en termes d’abris/NFIs, vivres, appui à la relance des moyens de subsistances et santé.

Préfecture de Basse-Kotto / sous-préfecture d’Alindao / Alindao

Protection : Le contexte sécuritaire à Alindao reste très précaire. Dans la nuit du 29 au 30 septembre des accrochages entre deux groupes armés ont eu lieu vers la sortie sud de la ville, non loin du site de déplacés de la mission catholique. Le 30 août, deux personnes (une femme et un homme) qui partaient aux champs ont été également tuées par des hommes armés. Les deux victimes seraient des déplacés du site de la mission catholique.

Accès : Un camion transportant des intrants humanitaires (NFI) a été pillé par des inconnus le 1er septembre entre Sibut et Grimari (à environ 40 km de Sibut). Les pillards avaient profité de l’accident (renversement) du dit camion pour le dévaliser. Ce genre d’incidents est devenu fréquent sur cet axe où le délabrement très avancé de la route est également la cause d’embourbements et d’accidents de véhicules.

Préfecture de Basse Kotto / sous-préfecture de Kongbo / Kongbo

Protection / Mouvement de population : Initialement estimés entre 1 000 et 1 500 personnes (suite aux affrontements de 24 et 25 août), l’effectif des personnes qui ont trouvé refuge autour de la position de la MINUSCA au niveau de la mission catholique de Kongbo serait passés à environ 6 800.

Cette augmentation serait liée à la persistance des tensions et des accrochages entre les groupes armés, mais aussi au fait que des personnes initialement déplacées en brousse se sont entretemps installées sur le site. Des concertations ont été entreprises au sein de la communauté humanitaire au niveau de Bambari et de Bangui pour organiser une assistance d’urgence en faveur de ces déplacés.

Une distribution de vivres à ces déplacés devrait avoir lieu prochainement. Le sous-Cluster Wash de Bambari envisage le déploiement d’un partenaire sur place pour une évaluation des besoins.
Préfecture de la Nana-Mambéré / sous-préfecture de Bouar / Commune de Niem Yelewa Mouvement de population : le 22 août, il a été rapporté le kidnapping et l’assassinat par des Abs du porte-parole du groupe armé 3R (Retour, Réclamations, Réhabilitation) sur l’axe Yelewa-Koui. En guise de représailles, le chef des 3R a menacé de poursuivre les assaillants jusqu’à Bouar.

En date du 28 août, des combats ont eu lieu entre les groupes armés à Niem suivi de la prise de cette ville. Trois personnes auraient été exécutées. Le 2 septembre, le retrait de ce groupe occupant Niem a été constaté. Une mise en garde de retour a été émise en cas de nouvelle incursion du groupe armé opposé. Les conséquences ont été le déplacement de personnes en brousse et sur les axes Niem-Bouar et NiemBocaranga avec une trentaine arrivée à Bouar et le déplacement préventif d’au moins 500 ménages en majorité des femmes et d’enfants vers 4 quartiers à Bocaranga en date du 21 au 25 août. Une réunion inter cluster a été organisée pour revoir le niveau de préparation humanitaire pour faire face à une urgence et d’une évaluation rapide dans la zone est planifiée. Une patrouille de la MINUSCA/Force a été déployée pour évaluer situation et la protection des civils.

Préfecture de l’Ouham-pende / sous-préfecture de Bocaranga / villages Kelle Claire et Borodoul

Protection : le 1er Septembre, une fausse alerte d’attaque des éléments 3R à Bocaranga a provoqué des déplacements préventifs dans les villages Kelle-Claire, Borodoul (pk15 et 17 environs, axe Bocaranga-Ngaoundaye-Mann. On a rapporté le déplacement dans les villages de 1500 personnes (dont une centaine de PDI récemment arrivées de Koui en lien avec les heurts de Niem-Yelewa).

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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