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République Centrafricaine : Quatrième revue de l'accord triennial au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance

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Rapport du FMI No. 09/239

RÉSUMÉ ANALYTIQUE

La RCA a subi des chocs majeurs en 2008. Des pannes d'électricité et la chute des exportations de bois d'oeuvre et de diamants ont réduit le la croissance du PIB réel à 2,2 % ; l'inflation a atteint 9,3 %. Pour autant, les résultats budgétaires ont dans l'ensemble été satisfaisants. Il convient notamment de souligner l'accroissement du ratio impôts/PIB. Le processus de paix progresse lentement et des ressources additionnelles des donateurs arriveraient à point nommé.

Les réformes structurelles ont avancé malgré les retards. Le mécanisme d'ajustement automatique des prix des carburants, mis en oeuvre en janvier et avril 2009, compensera une partie des pertes de recettes imputables à la crise. La gestion des finances publiques (GFP) a été renforcée avec l'installation d'un système d'information sur la gestion financière de l'État (GFMIS) ; la dette a été mieux gérée et des audits fiscaux ont été systématiquement réalisés.

D'après les projections, la croissance réelle du PIB devrait atteindre 2½ % en 2009-un chiffre bien en-dessous des prévisions-et l'inflation moyenne 4,7 %. Le total des exportations est inférieur de 40 % au chiffre programmé et les importations devraient aussi nettement se contracter. Selon les projections, le déficit du compte courant devrait arriver à pratiquement 10 % du PIB, en dépit de la baisse du cours mondial du pétrole. Avec la réduction des entrées de fonds privés, les réserves de change officielles devraient diminuer à 2,6 mois d'importations, même avec l'augmentation d'accès demandé.

Le but de la politique budgétaire à court terme est de tenter de stabiliser la demande par le biais des dépenses de l'État tout en maintenant une discipline budgétaire à moyen terme. Le programme révisé préserve les dépenses budgétisées et incorpore les nouvelles dépenses du processus de paix financées sur l'extérieur. L'excédent intérieur primaire, inférieur de 1,6 point de pourcentage du PIB par rapport au programme d'origine, est financé principalement par des dons additionnels ; le solde global de trésorerie sans allégement de la dette au titre de l'Initiative PPTE reste inchangé.

Les réformes structurelles sont axées sur des domaines cruciaux pour la stabilité économique et la reprise de la croissance ; elles ciblent la production de recettes, la GFP et la réforme des entreprises publiques.

Les services du FMI appuient l'achèvement de la quatrième revue, l'augmentation de l'accès à la FRPC et la prolongation du programme. Malgré une situation politique et économique difficile, l'exécution du programme est dans l'ensemble satisfaisante et la capacité de mise en oeuvre des politiques est nettement renforcée. Les services appuient aussi une dérogation au critère de réalisation sur le crédit bancaire commercial (non-observation mineure).