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République centrafricaine : Les médiateurs se rendent dans les zones rebelles à la recherche du dialogue

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"Après avoir promulgué une loi sur l'amnistie pour les groupes rebelles, le président François Bozizé détache maintenant des dirigeants de son gouvernement dans plusieurs parties du pays pour qu'ils y rencontrent les chefs rebelles ainsi que les populations locales. Le fait que le gouvernement se soucie des habitants des aires périphériques, tout en mettant l'accent sur le dialogue et en transmettant des signes concrets de bonne volonté, est assez inédit et sans aucun doute important", a affirmé à la MISNA père Aurelio Gazzera, carmélite en mission dans la ville de Bozoum (Nord-ouest). Selon notre source, le ministre de l'Intérieur a été envoyé dans la zone de Kaga Bandoro (à 245 kilomètres au nord de la capitale Bangui), un autre membre du gouvernement est arrivé à Kabo, à la frontière du Tchad, et l'ex-ministre des Rapports avec le parlement et actuellement conseiller politique du président, Mbango Stanislas, a visité la région de l'Ouham Pendé, accompagné de plusieurs missionnaires catholiques. "Mbango Stanislas - a précisé père Gazzera - est arrivé mardi dernier à Bozoum et s'est ensuite rendu dans la ville voisine de Bocaranga ; à Ndim et à Ngaundaye, mais aussi dans les villages de Bang et de Mann qui abritent des bases rebelles, il a rencontré les autorités locales et la population pour mieux comprendre leurs difficultés et leurs exigences. C'est un fait plutôt exceptionnel - a conclu le missionnaire carmélite - et les gens apprécient beaucoup cette présence concrète du gouvernement". Il y a quelques jours, le président de la commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, avait condamné une embuscade des rebelles du Front démocratique pour le peuple centrafricain (Fdpc) contre un bataillon de l'armée, soldée par la mort de neuf soldats et de deux civils, dans la zone de Kabo. Tout en sollicitant le respect de l'accord de paix global signé par les parties au conflit, M Ping avait demandé à la Communauté économique des états d'Afrique centrale (Ceeac) et à la Communauté des états sahélo-sahariens (Cen-Sad) d'user de leur influence pour que tous les acteurs de la vie centrafricaine s'impliquent décisivement dans le processus politique en cours, en mettant l'accent sur le dialogue. Plusieurs sources missionnaires locales contactées par la MISNA ont cependant fait état d'une amélioration de la sécurité dans le pays et indiqué que les groupes de bandits qui prolifèrent dans certaines zones périphériques du pays se décomposent peu à peu.