Peur et désolation dans les zones occupées par les rebelles du Seleka

Report
from Missionary International Service News Agency
Published on 07 Mar 2013 View Original

Les conditions des civils dans les territoires occupés par les rebelles du Seleka sont « déplorables » selon des représentants religieux du Centrafrique ayant effectué une mission sur place. Ces derniers demandent ainsi à la Communauté internationale un « engagement accru » afin de résoudre la crise.

Au cours de leur voyage qui a connu plusieurs étapes, ces prêtres ont séjourné dans les villes de Grimari, Bambari, Alindao et Mobaye, où ils ont perçu « un climat de résignation et de désolation » explique monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui. « Lorsque l’on voit tous ces jeunes armés, ces bâtiments et ces maisons détruites, la peur sur le visage des gens, on est pris d’un sentiment de désolation » ajoute un prélat, représentant de la communauté catholique qui s’est dit « très touché » par cette expérience.

L’imam de la communauté musulmane, Kobir Layama, pense également qu’un risque de conflit est bien présent entre les communautés chrétienne et musulmane à cause du comportement de certains membres de la rébellion. « Ces choses-là nous font venir les larmes aux yeux » ajoute-t-il.

Tout n’est pas perdu cependant, a précisé le révérend des églises protestantes Nicolas Guerekoyame-Gbangou. D’après lui, il y a encore un brin d’espoir et l’aide de la communauté internationale est fondamentale « afin ramener la paix et la réconciliation dans le pays ».

Ces hommes religieux ont annoncé qu’ils organiseront une marche inter-religieuse afin de réclamer la paix en Centrafrique.