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Niem-Yéléwa : quand un projet de réduction de la violence communautaire porte ses fruits

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À Niem-Yéléwa une des sept communes d’élevage de la République centrafricaine, située à 90 Kms sur l’axe Bouar-Ngaoui (ouest), et constituée majoritairement d’éleveurs, fleurit désormais une activité de vente des bovins. Dans le cadre de la première phase du Projet de réduction de la violence communautaire (CVR-1), la commune de Niem-Yéléwa avait bénéficié de 201 bovins pour matérialiser une formation en élevage au profit de 225 habitants, aux fins d’en faire une activité génératrice de revenus.

Cette formation technique, suivie d’autres sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble leur ont permis non seulement de mieux entretenir le cheptel reçu dans le cadre du projet, mais aussi de renforcer les liens entre les communautés Niem et Yéléwa qui vivaient dans la discorde par le passé. Après deux ans de bonne gestion, la commune peut donc se permettre de vendre les bovins et d’utiliser les fonds récoltés pour des activités communautaires plus pérennes au profit de la jeunesse.

Ainsi deux foyers de jeunes seront construits respectivement à Niem et à Yéléwa. Les ressources de la vente permettront aussi d’acheter d’autres veaux de substitution, afin d’agrandir et de perpétuer l’activité. Grâce au développement de cette activité de la viande de consommation est disponible à coût réduit par rapport au marché actuel. Une première dans la Nana-Mambéré, et un bon modèle de réussite.

Le Maire de la Commune, Bachirou Amadou, a remercié la MINUSCA pour ce projet unificateur et ciment de la cohésion sociale. « Le programme CVR a contribué à ramener la paix, la cohésion sociale dans la région entre les populations des villes de Niem et de Yéléwa qui étaient divisées. Il a surtout permis aux populations des deux localités, en plus de déposer les armes, de se rapprocher l’une de l’autre, et de refaire commerce ensemble sans risque de violence » a-t-il témoigné.

La MINUSCA, par le biais du Coordonnateur de sa section Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR), les a encouragés à continuer sur cette lancée et à veiller à ce que les différents projets mis en œuvre dans la commune impactent effectivement les communautés dans lesquelles ils sont mis en œuvre, tout en lançant un appel à ceux qui détiennent encore des armes de les déposer, afin de participer éventuellement à la prochaine phase du projet.