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Les jeunes centrafricains au cœur du processus de relèvement et de consolidation de la paix

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Le gouvernement centrafricain et le système des Nations unies ont procédé le 20 février 2017 à la signature du Programme conjoint des Nations unies pour la résilience des adolescents et jeunes en Centrafrique.

La cérémonie qui s’est tenue au palais de la Renaissance a été présidée par le président de la République Faustin Archange Touadera autour duquel on notait la présence du représentant Spécial du secrétaire général des Nations unies, chef de la MINUSCA Parfait Onanga-Anyanga, des membres du gouvernement et de nombreuses personnalités diplomatiques.

Le président du Conseil National de la Jeunesse, organe qui représente la jeunesse de Centrafrique, Francis Huguet Mongombet a d’abord eu un regard comparatif avec la jeunesse du monde entier pour dire que la « jeunesse centrafricaine est en détresse ; elle est victime de la crise sans précédent qui frappe le pays ».

Mais pour Parfait Onanga-Anyanga, « L’espoir est permis ». Cet espoir est permis par la signature de ce programme conjoint qui place les jeunes et les adolescents au cœur du processus de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique car il est d’abord nécessaire que les « jeunes apprennent à vivre ensemble, à se réconcilier et à savoir décider. »

Il est important de rappeler que le Plan National de relèvement et de consolidation de la Paix, (RCPCA) qui a été le document de base des travaux de Bruxelles, est un plan de sortie de crise confectionné par l’État centrafricain avec l’assistance technique de la communauté internationale. La signature de ce programme apparaît un peu, comme la matérialisation des promesses faites à Bruxelles.

Le Président Touadera a quant à lui mis en exergue le rôle fondamental de la jeunesse dans le relèvement de la Centrafrique et les efforts conjoints consentis pour son développement « ma volonté manifeste, celle de mon gouvernement et de nos partenaires est de créer un environnement propice aux jeunes pouvant leur permettre de jouir de leurs droits et cela est de notre point de vue le seul moyen d’atteindre les objectifs du développement durable ».

Ce plan prévu pour 5 ans c’est-à-dire de 2017-2021 va s’articuler autour de trois points, à savoir, le renforcement des capacités des jeunes à promouvoir la cohésion sociale, la paix et la prévention des conflits. Ensuite, la participation des jeunes à la vie économique du pays, par le biais de formations adéquates aux activités génératrices de revenus, enfin, la sensibilisation à une meilleure prise de conscience des défis lie à la santé, plus particulièrement la prolifération du VIH /sida.