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Les femmes centrafricaines, actrices clés de la sécurité alimentaire

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En Centrafrique, les femmes sont parmi les plus vulnérables en situation de crise. Les équipes d’ACTED travaillent pour répondre à leurs besoins et les soutiennent en tant qu’actrices essentielles du développement de leurs communautés.

Pour célébrer la Journée Internationale de la Femme, nous partageons les témoignages de femmes centrafricaines mobilisées et engagées pour la sécurité alimentaire.

La Centrafrique, fortement touchée par l'insécurité alimentaire

La Centrafrique connaît depuis 2013 une crise politique et humanitaire de grande ampleur. La situation sécuritaire est aujourd’hui stabilisée dans la sous-préfecture de Bossangoa, au nord-ouest du pays. Néanmoins, le taux de personnes en situation d’insécurité alimentaire reste alarmant et la région de l’Ouham, dont Bossangoa est le chef-lieu, figure parmi les plus touchées du pays.

Les équipes d’ACTED soutiennent les populations en leur permettant de retrouver leur autonomie et de développer leur résilience. Dans le cadre d’un projet financé par la FAO, ACTED appuie les ménages en insécurité alimentaire et les acteurs de la filière agricole afin qu’ils puissent reconstituer leurs actifs productifs.

Des techniques agricoles améliorées pour contrer l'insécurité alimentaire

Catherine, 60 ans, originaire de Boy Coton, dans la sous-préfecture de Bossangoa, fait partie du groupement agricole local « Ne tourne pas le dos », soutenu par ACTED. Depuis le mois d’octobre 2015, elle s’exerce à la mise en pratique de techniques agricoles améliorées sur une parcelle d’essai qu’elle partage avec d’autres agriculteurs de sa localité. Grâce à cette méthode, favorisant l’échange et l’observation, Catherine a appris la technique du semis en ligne, qu’elle applique désormais sur ses propres terres, dont elle voit augmenter le rendement.

Grâce à un micro-crédit solidaire obtenu pour l’achat de semences et d’outils, Denise, membre du même groupement, a pu développer le commerce de sa production agricole. Les revenus supplémentaires qu’elle obtient contribuent à subvenir aux besoins de sa famille de 11 personnes et à payer les soins de deux parents malades dont elle a la charge.

Le rôle fondamental des femmes pour la redynamisation agricole et la cohésion sociale

Ce projet mené à Bossangoa témoigne du rôle fondamental des femmes centrafricaines aussi bien dans l’amélioration des conditions de vie de leurs ménages que dans la redynamisation agricole et le renforcement de la cohésion sociale locale.

« Ensemble, nous pouvons » conclue Monique, participante assidue des sessions de sensibilisations et ateliers participatifs organisés pour faciliter les interactions et la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs, essentielle au bon déroulement des activités qui assurent la sécurité alimentaire des communautés de la zone.