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Les bureaux de terrain de la MINUSCA jouent un rôle clé dans la mise en œuvre du mandat de la Mission

Les bureaux de terrain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) installés dans les préfectures jouent un rôle clé dans l’exécution du mandat. « Les bureaux de terrain sont extrêmement importants dans la mise en œuvre du mandat. Les chefs de bureau sont des représentants de la Représentante spéciale du Secrétaire général sur le terrain. Ils s’assurent que le mandat est mis en œuvre au niveau de la composante civile et des composantes en tenue », a indiqué le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

S’exprimant durant la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a également évoqué le rôle de ces bureaux dans l’explication du mandat de la MINUSCA, avec l’organisation de sessions d’information dans différentes localités au profit des populations. « Ces sensibilisations permettent aux communautés de mieux comprendre les activités menées par les différentes composantes la Mission, en partenariat avec les autorités et au profit soutien de la population », a-t-il dit, citant comme exemple les récentes sessions à Bangassou, dans le troisième arrondissement de la ville, et au village Poulao, près de Paoua

« Les bureaux de terrain contribuent au quotidien pour renforcer la restauration de l’autorité de l’Etat, faciliter la mise en œuvre de certains projets extrêmement important comme le Désarmement, Démobilisation (DD), la lutte contre les violences communautaires à travers les projets de réduction de violences communautaires et en travaillant avec les autorités et les communautés locales pour que les populations puissent subvenir à leurs besoins avec les activités génératrices de revenus », a-t-il ajouté. Pour le porte-parole, « les visites de terrain qu’effectue la Représentante spéciale pour être en contact les autorités locales, les populations locales et travailler les collègues des bureaux sur la mise en œuvre du mandat, au bénéfice des populations », sont la preuve de l’importance et l’attachement que la MINUSCA accorde à cette présence sur le terrain.

Parmi les autres appuis des bureaux de terrain, il a cité la collaboration avec les autorités locales dans la gestion de crises liées à la transhumance. « Au cours de la saison 2021-2022 dans la Haute-Kotto, 10 comités de gestion des conflits de transhumance liés mis en place par la MINUSCA à Bria ont traité 107 conflits liés à la transhumance, dont 98 résolus pacifiquement, 4 transférés aux tribunaux compétents et 5 laissés en suspens suite au départ des éleveurs transhumants des localités », ajoutant qu’une activité sur la transhumance a également eu lieu le 25 juillet à Kaga-Bandoro.

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le lieutenant-colonel Abdou Aziz Ouédraogo, a souligné que la situation sécuritaire est restée calme la semaine écoulée, grâce à l’action continue de la Force de la MINUSCA. « La Force a déployé des troupes additionnelles pour entraver la liberté d’action des éléments armées dans les endroits où ceux-ci ont été signalés et attaquent les populations. Elle a aussi accentué ses patrouilles de sécurisation, particulièrement dans les zones en proie à la criminalité », a-t-il dit, ajoutant que les différents contingents ont effectué un total de 1.209 patrouilles sur toute l’étendue du territoire, dont 972 patrouilles de sécurisation.

Le porte-parole militaire de la MINUSCA a souligné que grâce à cette posture, le nombre d’incidents liés aux extorsions et aux vols contre les populations a relativement diminué. « La Force continuera d’assurer une présence robuste et dissuasive dans le cadre de la protection des civils. Les activités opérationnelles des unités ont été réadaptées à l’évolution de la menace en vue d’une plus grande efficacité », a-t-il fait savoir.

De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, Casimir Nagalo est revenu sur la visite de terrain à Bambari, le 27 juillet, du Chef de la composante police, le Commissaire de police Christophe Bizimungu. Après des entretiens avec le chef de bureau de la Mission à Bambari, il a eu des échanges avec l’unité de police constituée du Congo nouvellement arrivée dans la zone de mission, et « les a exhortés à avoir une posture robuste, d’être proactifs et de prendre action chaque fois qu’il existe des menaces réelles contre la vie des populations dans le respect des règles d’intervention, et a rappelé la tolérance zéro pour ce qui des exploitations et abus sexuels dans la mission ». Le Chef de la composante police a également salué les précédentes unités de police constituée du Congo pour le travail abattu.

Le porte-parole de la composante Police a également indiqué que le processus de recrutement des 1000 éléments des forces de sécurité intérieure (FSI) se poursuit avec l’appui de la MINUSCA.