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Le nouveau mandat de la MINUSCA au menu d’une rencontre entre le Représentant spécial et les journalistes centrafricains

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À la faveur de la résolution 2387 adoptée en novembre 2017 par le Conseil de sécurité de l’ONU, le mandat de la MINUSCA à été reformulé conformément aux nouveaux défis sur le terrain. Les tâches prioritaires assignées à la Mission comptent désormais a)la protection des civils; b)les bons offices et appui au processus de paix, y compris à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et à la justice transitionnelle; c)aide la mise en place de conditions de sûreté favorable à l’acheminement immédiat, complet, en toute sécurité et sans entrave de l’aide humanitaire et d) la protection du personnel et des biens des Nations Unies.

Afin d’en permettre la meilleure compréhension et appropriation par les professionnels des médias centrafricains et ainsi les aider à mieux jouer leur rôle d’interface entre la Mission et la population, le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, était aujourd’hui, 13 décembre 2017, face aux responsables des medias centrafricains, et s’est prêté au jeu de questions-réponses. C’était au quartier général de la Mission.

Dans ses propos liminaires, le Représentant spécial du Secrétaire général a inscrit l’importance de cette rencontre dans le rôle central que la presse a pour vocation de jouer pour la vulgarisation de ce nouveau mandat. « Cet exercice est d’une grande importance car vous êtes les acteurs centraux pour que la population puisse comprendre ce que nous sommes et ce que nous faisons dans le pays », a-t-il à leur égard.

Il s’est aussi agi, lors de cette rencontre qui, désormais s’inscrit dans la régularité, de lever le voile sur certaines questions qui, si elles ne sont pas bien comprises, peuvent être utilisées à des fins de manipulations de l’opinion publique par certains politiciens, ennemis de la paix, et ainsi engendrer des « incompréhensions fâcheuses entre la population et la MINUSCA ».

Des questions récurrentes telles l’utilisation de la force contre les groupes armés et le déploiement des Forces armées centrafricaines sur le terrain, ont fait l’objet d’échanges, mais aussi le plan national de relèvement dont la première année a été passée en revue, le mardi 12 décembre, en présence du Chef de l’État et de nombreux membres du gouvernement et des partenaires internationaux.

Occasion pour le chef de la MINUSCA de réitérer l’entière disponibilité de la Mission à relever les défis qui sont les siens, dans les limites de ses capacités, y compris jusqu’au sacrifice suprême de ses hommes et femmes lesquels sont régulièrement soumis à l’hostilité des groupes armés dont ils objets d’attaques.

Le chef de la MINUSCA a aussi exhorté les journalistes à appuyer les efforts du gouvernement pour le retour de la paix. « Ne doutez pas, dans les demandes de résultat de la population, tout est en train d’être mis en place pour des réponses appropriées », a-t-il dit, rappelant :”nous sommes en train de reconstruire une nation”.

Un message bien favorablement accueilli par des journalistes tels Albert Mbaya, directeur de publication du quotidien l’Agora, qui fait valoir que « la presse centrafricaine est prête à relever les défis qui se présentent quant à la vulgarisation du mandat et à être le relais auprès de la population mais elle a surtout besoin d’un soutien constant de la part de la MINUSCA mais aussi du gouvernement centrafricain ».

Même satisfecit chez le responsable du journal en ligne « Réveil Centrafrique », Michael Nguinda, qui souhaite vivement que ce genre d’activité puisse se perpétuer afin de permettre aux hommes et femmes des medias du pays d’être « effectivement les relais entre la population et la MINUSCA ».

Cette rencontre répond, à bien des égards, aux prescrits de la nouvelle résolution qui « prie la MINUSCA à utiliser des outils de communication pertinents et adaptés, en particulier la radio, pour aider la population locale à mieux comprendre son mandat, ses activités et instaurer des relations de confiance avec les citoyens de la République centrafricaine, les parties au conflit, les acteurs régionaux et d’autres acteurs internationaux et les partenaires sur le terrain, dans le cadre d’une politique efficace ».