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La MINUSCA va soutenir l’organisation des législatives du 23 mai

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Conformément à son mandat, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), va apporter son soutien logistique et sécuritaire à la tenue des prochaines élections législatives, le 23 mai 2021, dans les 49 circonscriptions électorales dont les sièges ne sont pas encore pourvus. L’annonce a été faite mercredi par le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, alors que la Cour constitutionnelle vient de proclamer les résultats définitifs du second tour des législatives du 14 mars, à l’issue desquelles 69 députés ont été élus.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a indiqué que « la Mission continuera de prendre intégralement en charge le déploiement du matériel électoral de Bangui vers les préfectures, puis vers les démembrements ainsi que le rapatriement des résultats après les scrutins du 23 mai », tout en ajoutant que « la MINUSCA pourrait également apporter un soutien supplémentaire, dans le cadre du Basket Fund du projet élections».

Sur le même chapitre, le porte-parole intérimaire de la Force, le Major Ibrahim Atikou, a indiqué que « la Force de la MINUSCA, en liaison avec la Police des Nations Unies, et les forces de défense et de sécurité nationale et l’Autorité nationale des élections se préparent aux opérations de sécurisation des scrutins du 23 mai, conformément au plan intégré de sécurisation des élections ». Le nombre de députés élus depuis le premier tour des scrutins du 27 décembre 2020, est de 91 sur un total de 140.

Au chapitre judiciaire, le porte-parole de la Mission a indiqué que 300 agents pénitentiaires civils prennent part actuellement à une formation à Bangui et dans les régions dans le cadre du programme de démilitarisation des prisons en RCA, avec le soutien de la MINUSCA. « 149 des 300 agents pénitentiaires effectueront leur stage de mise en situation professionnelle jusqu'au 30 juin », compte tenu de la situation sécuritaire post-électorale, a-t-il dit, précisant que « sept prisons ont été attaquées, saccagées ou pillées, des détenus se sont évadés et les infrastructures pénitentiaires ont été endommagées au pic des violences. Le porte-parole a toutefois noté qu’entretemps la MINUSCA a effectué des mission pour évaluer les dommages et que « les prisons de Mbaïki, Bouar, Bangassou et Bambari ont repris les opérations pénitentiaires».

Pour sa part, le porte-parole intérimaire de la Force de la MINUSCA, le Major Ibrahim Atikou, a indiqué que les casques bleus continuent d’assurer la protection des populations dans plusieurs localités, mises à rude épreuve par les éléments armés. Quelques 2654 patrouilles ont été conduites de jour comme de nuit sur l’ensemble du territoire centrafricain. Par ailleurs, « la Force de la MINUSCA continue d’assurer la sécurisation du corridor Bangui-Garoua-Boulai pour l’acheminement des biens et la circulation des personnes », a-t’il informé.

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a déclaré que la semaine écoulée a été marquée par d’intenses activités parmi lesquelles, la rotation le 15 avril dernier, de 280 casques bleus dont 56 femmes des unités de police constituées du Rwanda basées respectivement à Bangui et à Kaga-Bandoro. Au plan de l’appui aux forces de défense et de sécurité, il a anoncé la tenue d’une session d’information sur la sécurisation des frontières fluviales, axée sur les défis sécuritaires et les relations avec leurs homologues du pays voisin, à l’intention des gendarmes et policiers du port fluvial de Bangui.

En ce qui concerne la situation des droits de l’homme, le porte-parole de la MINUSCA a indiqué qu’au cours de la période du 13 au 19 avril, la Mission a documenté30 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affectés 70 victimes. La Mission a observé une augmentation du nombre d’incidents et de victimes comparativement à la semaine précédente (26 incidents et 37 victimes).

Concernant la protection de l’enfant, il a ajouté qu’entre le 9 et le 15 avril, la MINUSCA a documenté cinq violations graves des droits des enfants, un cas de mutilation, deux cas de violence sexuelle et un cas de déni d’accès humanitaire. Par ailleurs, a-t’il dit, « une mission autorités locales - MINUSCA a rencontré un chef de la LRA (Armée de Libération du Seigneur) dans les environs de Zémio, pour des discussions sur la libération des enfants associés à ce groupe armé ».