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La MINUSCA reste engagée à travailler avec le gouvernement centrafricain et les partenaires

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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) réaffirme son engagement à travailler avec le Gouvernement centrafricain et tous les partenaires, sur la base de la confiance mutuelle, pour consolider les nombreux acquis tels que la protection des civils, l'extension de l’autorité de l’Etat et l'appui aux Forces de défense et de sécurité, a affirmé son porte-parole, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission. « Nous continuerons à appuyer le gouvernement et le peuple dans leurs efforts inlassables vers la stabilité, la réconciliation nationale et la paix, conformément au mandat que nous a confié le Conseil de sécurité des Nations unies, et dans le respect de la souveraineté de l’Etat centrafricain », a-t-il dit.

Le porte-parole de la MINUSCA a regretté l’incompréhension suscitée par les interviews du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, précisant que ces points de vue ne doivent pas être considérés comme des actes d’hostilité envers le Gouvernement et le peuple centrafricains. Selon Monteiro, ces points de vue convergent avec ceux de la communauté internationale sur le processus de paix. A cet effet, il a cité la déclaration du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, du 3 février, qui « exhorte les autorités centrafricaines à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés qui ont renoncé à la violence » ainsi que la déclaration conjointe publiée le 2 mars, après une vidéoconférence entre le Président Faustin Archange Touadéra, et le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui, le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell. Ces hauts responsables encouragent toutes les parties prenantes – les autorités, les groupes armés, les forces vives, les femmes et les jeunes – « à se réengager dans le processus de paix ».

En ce qui concerne le dialogue inclusif, le porte-parole de la MINUSCA souligne que « c’est au Gouvernement et au peuple centrafricains de décider souverainement de la voie à suivre et s’y engager. Toutefois, la MINUSCA réitère son engagement à leur apporter le soutien requis dans la limite de son mandat et de ses moyens ainsi que les principes directeurs relatifs aux opérations de maintien de la paix ». Le porte-parole a également affirmé que la MINUSCA a pris bonne note des opinions exprimées à la suite des interviews et appelle à la sérénité, soulignant que rien ne justifie les discours hostiles et la stigmatisation du personnel de la MINUSCA, des partenaires et de tout autre acteur national comme international. « La MINUSCA reste concentrée et déterminée à mettre en œuvre son mandat, notamment en maintenant une posture robuste face aux groupes armés qui restent engagés dans la violence ».

Invitée de la conférence de presse, la cheffe de la Section Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) de la Mission, Carole Baudoin, a expliqué que « la MINUSCA fournit des conseils stratégiques et techniques aux autorités centrafricaines pour mettre en œuvre la stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité. Elle a aussi souligné que l’appui de la MINUSCA s’articule autour de conseils stratégique et technique, d’aide à l’assainissement des effectifs des institutions de sécurité et d’appui à la mise en place d’un plan de national de développement et de renforcement des capacités des Forces de Sécurité Interne. « Le rôle de la MINUSCA n’est pas de faire mais de soutenir la RSS menée par le Gouvernement en fonction de nos moyens et en conformité avec la vision nationale », a-t-elle indiqué.

Le porte-parole intérimaire de la Force de la MINUSCA, le Major Ibrahim Atikou, faisant part d’une situation sécuritaire relativement calme, mais imprévisible, a indiqué que dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles, durant la semaine écoulée, la Force, conjointement avec les Forces armées centrafricaines, a mené au total 1877 patrouilles sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le porte-parole militaire a également souligné que dans le but de continuer à ravitailler la capitale centrafricaine depuis le port de Douala au Cameroun, « la Force a établi le long de cet axe des points de contrôle lui permettant d’effectuer en toute sécurité des escortes de convoi dans les deux sens. Pour une meilleure reprise des activités économiques, elle entreprend d’effectuer jusqu’à trois départs par semaine de convois marchands sur cet axe ».

De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a souligné que la Police des Nations Unies est reste engagée, la semaine passée, aux côtés des Forces de sécurité intérieure (FSI) dans la sécurisation de la population. Cette collaboration a permis « l’interpellation de 12 personnes dont 8 pour viols et 4 pour infractions diverses », a indiqué le Commissaire Ntolo Minko. Il a par ailleurs souligné que la Police de la MINUSCA a également remis 8 motos, d'une valeur de près de 11.000.000 de francs CFA aux Unités spéciales anti-fraude (USAF) des FSI. Ce don va « renforcer leurs capacités opérationnelles dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières à l’intérieur du pays et le prélèvement illicite des taxes y afférentes », a-t-il dit.