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La MINUSCA appelle les parties prenantes à considérer les élections comme une occasion pour consolider la paix

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La MINUSCA appelle toutes les parties prenantes à considérer les prochaines élections comme une occasion de consolider le processus démocratique et de transformer politiquement la crise que la Centrafrique traverse depuis plusieurs années en vue de solutions durables. « Alors que la Centrafrique avance résolument vers ces élections, la MINUSCA note avec une grande préoccupation une crispation et une tension croissantes au sein de la classe politique et de la société centrafricaines », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

La MINUSCA rappelle le message du G5, dans son communiqué du 23 novembre, demandant aux responsables politiques et de la société civile à « respecter les institutions de la République ainsi que leurs décisions prises conformément à la Constitution », tout comme l’appel de la mission conjointe Nations unies-Union africaine-CEEAC, le 30 octobre dernier, exhortant toutes les parties prenantes et futurs candidats à « s’abstenir de tout acte, omission ou déclaration publique de nature à exposer les populations ou institutions à des menaces ».

Selon le porte-parole, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA continuera à offrir ses bons offices, y compris en favorisant le dialogue entre tous les acteurs politiques, de façon inclusive, afin d’apaiser les tensions durant la période électorale, conformément au nouveau mandat de la MINUSCA adopté par le Conseil de sécurité le 12 novembre dernier. Le porte-parole a également précisé que la MINUSCA met en garde contre les conséquences graves que pourraient avoir des tensions sur la population civile, et souligne qu’aucune tentative de déstabilisation du processus électoral ne sera tolérée. « La MINUSCA exécutera pleinement son mandat de protection de la population civile et des institutions », a-t-il ajouté.

Lors de la conférence de presse, le Commissaire Divisionnaire, Guigma Hamadou, chef par intérim du pilier développement de la Police, a abordé la contribution de cette section à la reconstruction des forces de sécurité intérieure centrafricaines. « Cette reconstruction porte sur le renforcement des capacités, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures, la reconstitution des équipements, l’amélioration ou le renouvellement des ressources humaines, l’amélioration du cadre légal, entre autres », a indiqué le Commissaire Divisionnaire.

Entre 2015 et 2020, la Police de la MINUSCA a apporté un soutien évalué à 1.636.799.089 de francs CFA, ayant permis de mettre sur pied 79 projets dont cinq projets Covid-19, le renouvellement et l’équipement de 32 commissariats de Police, 22 brigades de Gendarmerie et 24 unités spéciales antifraude, entre autres. « 95 projets ont été également réalisés conjointement avec le PNUD, la France, les Etats-Unis, l’Union européenne et d’autres partenaires, pour un montant de 6.942.157.896 de francs CFA depuis 2015 ».

En réponse aux journalistes concernant le rôle de la composante police de la MINUSCA dans le recrutement des policiers et gendarmes, ce responsable a affirmé que ce processus est différent cette année par ce qu’il y’a un transfert des compétences. « UNPOL est là pour accompagner le gouvernement centrafricain sur l’ensemble des activités, et c’est en partenariat avec les forces de sécurité intérieure que nous avons déterminé la large gamme des missions qui reviennent aux forces de sécurité intérieure, les thèmes sur lesquels il fallait renforcer les capacite des FSI ».

Le porte-parole de la Force, Lieutenant-Colonel Abdoul Aziz Fall, a pour sa part, déclaré que dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles, la Force a mené un total 2765 de patrouilles, dont certaines conjointes avec les FACA, sur le territoire centrafricain durant la semaine écoulée. « Dans le centre du pays, ces patrouilles ont également permis la mise en place d’un dispositif de contrôle des mouvements des groupes armés » tandis que dans l’ouest le déploiement des forces, dans le cadre d’action de présence, se poursuit dans les zones reculées afin d’assurer la protection des populations, a ajouté le porte-parole de la Force.