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Central African Republic Key Message Update : Les inondations et le conflit impactent négativement les récoltes en cours dans certaines localités, novembre 2020

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Key Messages

  • Les inondations enregistrées en aout et septembre dans les sous-préfectures de Ndélé, Alindao, Birao, Bambari et Bimbo, les pluies diluviennes au cours du mois d’octobre à Boali, Moungoumba, Zinga et Obo ont entrainé des destructions sur les habitations et des pertes de récoltes. Ces inondations ont détruit les cultures et réduit l'accès à la nourriture dans les zones où l'accès aux champs a été réduit en raison de l'insécurité. L’assistance planifiée en octobre par le PAM devrait toucher au moins 67% des population dans les préfectures de Bamingui-Bangoran et Haut-Mbomou et y favoriser une insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) temporairement. Mais dans la préfecture de Mbomou où les déplacés internes et ménages hôtes pauvres restent exposés à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC).

  • Les disponibilités de denrées alimentaires se sont aussi renforcées sur les marchés avec les récoltes en cours. Cela favorise une baisse légère des prix des produits locaux par rapport au mois précèdent. De même, par rapport à l’année passée à la même période, les prix des produits dominants à savoir le maïs et le manioc enregistrent des baisses de 23% et 10% respectivement. Par contre, pour le sorgho dont les récoltes sont attendues les prochains mois, le prix enregistre une hausse globale de 44% par rapport à l’année passée. L’amélioration de la situation sécuritaire sur l’axe Bangui-Douala et l’assouplissement dans le contrôle sanitaire aux frontières de la COVID-19, ont favorisé un retour à la normal des flux hebdomadaires avec le Cameroun. Toutefois, l’état de dégradation du réseau routier et les taxes illicites, continuent de maintenir les coûts de transport élevés et qui se répercute sur le prix du riz importé qui reste généralement deux fois plus élevé que l’année passée.

  • Bien que les cas confirmés de la maladie COVID-19 aient sensiblement diminuées depuis les trois derniers mois, les activités socio-économiques sont toujours au ralenti dans les principales villes où les bars restent encore fermés et les prix du transport élevé. La baisse des emplois et revenus et l’augmentation des prix des produits importés continuent d’affecter négativement le pouvoir d’achat des ménages.