Bulletin humanitaire République centrafricaine Numéro 26 août 2017

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 31 Aug 2017

FAITS SAILLANTS

  • La Journée mondiale de l’aide humanitaire a été célébrée dans un contexte marqué par une grande instabilité. La situation sécuritaire qui était déjà alarmante s’est davantage détériorée.

  • De janvier à juillet 2017, 215 incidents violents ont affecté les acteurs et opérations humanitaires.
    Ces incidents ont eu un impact sur l’accès humanitaire.

  • Sur les 16 préfectures que compte la Centrafrique, 14 comportent des foyers de tensions qui nécessitent une attention particulière car l a situation humanitaire s’y est p articulièrement dégradée.
    Les nouveaux besoins ne cessent de croître alors que l’insécurité ne permet pas toujours d’aider la population dans le besoin et que les financements sont insuffisants.

CHIFFRES CLEFS

Nombre de personnes déplacées 600 000

de réfugiés centrafricains 481 577

Population ayant besoin d’une aide humanitaire 2,4 M

Population touchée par l’insécurité alimentaire 2M

Journée mondiale de l’aide humanitaire

Les civils ne sont pas une cible !

De multiples défis attendent encore les humanitaires en Centrafrique

La communauté humanitaire et les autorités nationales ont célébré la Journée mondiale de l’aide humanitaire (JMAH) dans un contexte particulièrement tendu en République centrafricaine. Depuis le début de l’année, le pays traverse à nouveau une période d’instabilité marquée notamment par une forte recrudescence de la violence, une hausse du nombre de déplacés et des attaques devenues plus fréquentes contre les acteurs humanitaires.

Aujourd’hui, 600 000 personnes sont déplacées et 2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire. L’édition 2017 de la JMAH conduite sur le thème « les civils ne sont pas une cible » a donc constitué un moment privilégié pour rappeler que ce sont les civils qui paient le tribut le plus lourd lors des conflits. Ce poids est d’autant plus ressenti en Centrafrique où la survie de plus de la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire. Les chiffres des déplacements sont en hausse constante. De janvier à juillet 2017, ils sont passés de 402 240 à 600 000 personnes. A cet égard, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a déploré que les déplacements forcés privent encore 13% de la population centrafricaine de ses droits les plus fondamentaux. Les déplacements incessants et la présence massive des groupes armés éloignent souvent les plus vulnérables de l’aide humanitaire alors que les besoins demeurent critiques. Cette équation est devenue plus difficile à résoudre une tendance croissante de violences basées sur l’appartenance religieuse et/ou ethnique « Cette tendance, si elle se poursuit, emmènerait le pays vers un avenir beaucoup plus sombre. Les exemples sont nombreux dans le monde, la haine et le rejet d’autrui n’ont jamais mené une nation vers la paix, la stabilité et le développement » a regretté le Coordonnateur humanitaire.

La persistance de la violence et son acuité affectent aussi les humanitaires. « Depuis le début de l’année 2017, plus de 200 actes de violence ont affecté les acteurs humanitaires et ont coûté la vie à 11 humanitaires » a souligné Mme Rochdi.

« Le pillage des bases, les attaques contre le personnel et les convois humanitaires tendent à se généraliser et fragilisent davantage les civils qui n’ont d’autre recours que les humanitaires pour satisfaire leurs besoins critiques et urgents tel que abris, santé, l’alimentation et accès à l’eau potable pour ne citer que ceux-là » indique une note d’information d’OCHA sur la situation humanitaire diffusée à l’occasion de la JMAH.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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