Attaque armée dans le sud-est, la multinationale Areva est elle aussi prise pour cible

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from Missionary International Service News Agency
Published on 25 Jun 2012 View Original

Des hommes armés ont attaqué dimanche Bakouma (sud-est) et obligé le contingent militaire en garnison dans la zone à se replier, indiquent des sources militaires et les médias locaux, qui précisent que les assaillants étaient armés d’artillerie lourde.

Radio Ndeke Lula, qui a précisé que ni le bilan de l’attaque ni l’identité des agresseurs n’étaient encore disponibles, a pour sa part observé que le siège de la compagnie française Areva, qui a exploité dans la zone un gisement d’uranium jusqu’en 2001, avait également été pris pour cible. Bien que ses activités minières aient été interrompues, la compagnie maintient sur place une base opérationnelle et des sources diplomatiques françaises interviewées par l’Agence France Presse (Afp) ont indiqué que cinq ressortissants français, tous employés d’Areva, se trouvaient sur les lieux.

Selon Radio Ndeke Lula, le directeur général au Centrafrique de la compagnie, Jean-François Millian, se serait lui aussi trouvé sur place au moment de l’attaque.

De son côté, dans un communiqué, l’armée a confirmé l’attaque et les dégâts matériels causés par les rebelles tout en soutenant que les assaillants avaient été repoussés.

En l’absence de revendication, les soupçons portent actuellement sur deux groupes : la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du seigneur (Lra) contre laquelle une mission multinationale a été lancée l’an dernier sous l’égide de l’Union africaine (UA), et les combattants du général dissident tchadien Baba Laddé, qui, après avoir été chassé du Nord du pays, dans la zone de Kaga Bandoro, pourrait se trouver dans cette région.