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Rapport d’Evaluation, Camp de Minawao, Extrême Nord, Cameroun - 23 - 27 novembre 2015

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Depuis 2014, l’augmentation des incidents liés aux activités de Boko Haram (BH) a entrainé de nombreux déplacements de population engendrant des besoins humanitaires importants à l’Extrême Nord Cameroun.

En 2013, d’après UNDSS, 2 incidents liés à Boko Haram ont été répertoriés, 57 incidents en 2014 et142 jusqu’à la semaine 45 de 2015. 2015 a vu se dérouler les premiers attentats suicides au Cameroun, mode opératoire qui se développe depuis mi-2015 frappant majoritairement les zones àforte concentration de personnes (marchés, lieux de culte) et les forces armées camerounaises. Ainsi,la multiplication des actions de BH depuis 2014 au Nigéria et au Cameroun, a engendré de nombreux déplacements de population dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Réfugiés, déplacés internes et retournés se concentrent depuis 2014 dans les départements du Mayo Tsanaga, Mayo Sava et Logone et Chari. Au 30 novembre 2015, 15,852 réfugiés nigérians sont enregistrés hors camp, quasi exclusivement dans le Logone et Chari, auxquels s’ajoutent 92,658 déplacés internes qui se concentrent dans les communautés hôtes et 30,585 retournés (Displacement Tracking Matrix, IOM, Nov. 2015). Au 21 décembre 2015, 51,240 réfugiés étaient parailleurs enregistrés dans le camp de Minawao dans le Mayo Tsanaga (source UNHCR1)

L’impact de la crise sur la sécurité alimentaire et sur les moyens d’existence (cf. EFSA du PAM de juin 2015 et les éléments préliminaires de l’EFSA de septembre 2015) et les besoins en eau, hygiène etassainissement, sont conséquents et l’aide humanitaire dans ces secteurs a été déterminée comme prioritaire d’après le profiling de l’UNHCR. Par ailleurs, les résultats de l’enquête SMART d’octobre 2015 laissent apparaitre une situation d’urgence concernant la malnutrition aiguë sévère atteignantun taux de 2,2% pour l’ensemble de la Province de l’Extrême Nord.

Dès 2014 et principalement en 2015, de nombreux acteurs humanitaires ont développé des activités d’urgence dans la zone affectée. En novembre 2015, SI a mené un diagnostic rapide Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) dans le camp de Minawao, avec pour objectif de contribuer à la couverture des besoins présents dans l’Extrême Nord Cameroun en 2016 et qui n’auront de cesse d’augmenter sur l’année selon les prévisions de la communauté humanitaire.