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Enlèvement de civils dans l’est par des rebelles Centrafricains

Au moins neuf civils, dont un chef de village, se trouvent entre les mains des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) qui demandent en échange la libération de leur chef Abdoulaye Miskine, arrêté et détenu depuis septembre 2013 à Yaoundé. L’enlèvement, survenu samedi dernier à Béthanie, non loin de la ville de Garoua Boulaï, dans la région Est du Cameroun, a été communiqué par les médias locaux et agences de presse internationales.

D’après la reconstitution des faits fournis par un otage libéré pour transmettre aux autorités les revendications du groupe armé du pays voisin, les combattants du FDPC ont fait irruption dans le village où les résidents, occupés par leurs travaux agricoles, ont été pris par surprise. Aucune roquette n’a frappé Béthanie pour faire peur à la population. Les rebelles ont lancé aux autorités du Cameroun un ultimatum de 72 heures pour libérer Miskine.

Le chef rebelle était recherché aussi bien par le gouvernement de Bangui que par celui de Yaoundé ; ancien allié des rebelles centrafricains de la Séléka, responsables du coup d’état de mars 2013, Miskine (du nom de Martin Koumtamadji, soi-disant d’origine tchadienne) était accusé d’avoir installé certaines bases dans l’est du Cameroun. Arrêté par les services de sécurité camerounais il y a un an, il est depuis lors détenu dans un lieu secret de la capitale politique.

Les quotidiens locaux « Cameron Tribune » et « Mutations » rappellent qu’il s’agit de la seconde attaque du genre revendiquée par le FDPC depuis le début de l’année. En mai dernier, un groupe de combattants centrafricains avait enlevé 18 camerounais dans un bus de transport public à Yoko-Siré, à 8 km de Garoua Boulaï, toujours pour la même revendication.

[VV/FT]